‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 93 sur 406 · I. De bêllogaUieOy t. V, p · texte numérisé non relu

I. De bêllogaUieOy t. V, p

i, BerUielot, Mém. Soc. elhn., p. îil, li5, 155,. 186» ilO.

ÎKÎ L'ÉVOLUTION \){ MARIAC.K ET bK LA FAMILLE.

îles Marquises, mais resliTinle, pour certaines feiuiiios seulement «.

En Amérique, chez les Avaroes et les Maypures, dil llumboldt, les frères n'avaient souvent qu'une même femme.

Mais les {grands centres polyandriques existent ou ont existé en Asie : dans l'Inde, à Cevlan et au Thibet. — Diverses tribus aborigènes de l'Inde, presque toujours très adonnées à l'infanticide féminin, ont pratiqué la polyandrie, l^s Miris, les Dophlas du Bengale sont encore polyandrcs*. Chez les Todas du Nilgheri*y, la polyandrie était fraternelle. Quand un homme épousait une fille, celle-ci devenait i>ar cela môme la femme de tous ses frères, et, inveisement, ceux-ci devenaient les maris de toutes les sœurs de la femme, b* premier enfant issu de ces mariages était attribué au fivre aîné, le second, au frère puiné et ainsi de suite ^.

Mais la polyandrie n'a pas été en vigueur seulement chez les races primitives de l'Inde; des populations hindoues l'avaient aussi adoptée et on en trouve des traces dans la littérature sacrée. Ainsi, danslcMahabharata, les cinq frères Pandous épousent ensemble la charmante Dràaupadi, aux yeux couleur de lotus bleu*. Mais dans l'Inde brahmanique la polyandrie est plus qu'un souvenir : Skinner l'a constatée, près des sources de la Djemmah, chez des montagnards hindous de fort belle race et c'était encore la polyandrie fraternelle qui était usitée dans ces régions : c Ayant, dit le voyageur, demandé A une de ces femmes combien elle avait de maris... — Quatre seulement, répondit-elle. — El tous vivants? — Pourquoi pas? »

Ces mœurs, du reste, au diredu voyageur, n'empêchaient

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