Daltoii, Loc. cU,y p
3. Scliorit, Trans, Elhn. Soc. «Nouvelle M-ric, t. VUï, p. 2i(»;. i. Maliahharala, trad. Fauctie, l. U, |>. 1U<.
DE LA l»OL^AM)UI^:. 117
«S ces inonUi^aiards, d'être, sur d'autres points, d'une rande moralité. Ainsi ils avaient le mensonge en horreur t, à leurs yeux, altérer la vérité, même très innocemmeni, ttait presque un sacrilège*.
A l'autre extrémité de l'Inde, à Ceylan, le régime polyan- Iriquc est, aujourd'hui encore, très florissant, surtout dans iiilérieur de l'île et parmi hîs classes aisées. Liî uomhre les maris, ordinairement frères ou parents, est vai-iahie; il oscille de trois à huit. Suivant Emerson Tennent,lapolyan- Iric était autrefois générale dans l'île et ce sont les etlbrts les Hollandais et des Portugais qui l'ont fait disparaître du ittoraM.
C'est surtout dans le Thibet lamaïque que le régime iolyandrique est en pleine vigueur; et dans ce pays la relii^ion le fortifie car les gens distingués, les classes dirigeantes, es chefs ou officiers de l'État, a fortiori les lamas, ont lour le mariage le dédain, le mépris si hautement professés par tant de saints du catholicisme. La pluiKU't s'(*ii îxemptent et laissent aux gens du peuple le soin grossier ravoir des enfants. Or, ceux-ci, en raison de leur pauvreté, l'associent pour alléger au moins le fardeau de la famille. >*est encore la polyandrie fraternelle, (j[ui est de règle au riiibet : c'est même dans ce pays que les sociologistes sont diés chercher le type classique de ce genre de polyan- Jrîc.
Au Thibet, le droit d'aînesse se combine avec le droit de mariage, et les frères puînés suivent le sort de leur chef. C'est r^ dernier qui se marie pour tout le monde et choisit la remme commune '. Cependant, h en croire d'autres rensei- •fnemc^nts, une certaine liberté serait laissée aux frères