I. Ilht. univ. des voy., t. XXXI, p. i;>8-im
i. Ihi^v, Ceylatif p. ÎWî, — 0. Sacliul, Uiic de Cfutnn, |«. -ô.
X TmiKT, Thibely p. :{l^ ri Itiid. univ. îles roij , t. XWI, p. i'M.
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î)8 L'ÉVOLUTION ht MAKIAOE KT l>K LA FAMILLE.
cadets. La contrainte qui pesé sur eux serait surtout économique. Quand le fils aîné se marie, la propriété lui est transmise, par avancement d'hoirie, à la charge d'entretenir ses parents, qui d'ailleurs peuvent vivre dans une habitation séparée. Le plus jeune frère entre dans les ordres et se fait lama. Les autres, si c(»la leur convient, deviennent maris inférieurs de la femme, qui, chez nous, serait leur belh^ sœur, et ils y sont presque obligés, puisque, seul, leur frère aîné possède. Une fois en régime polyandrique, les frères puînés ont une situation subalterne. L'aîné, le mari en chef, les considère comme des serviteurs et a même le droit de les renvover sans aucune ressource, si bon lui semble. Le mari principal vient-il à mourir, alors sa veuve et en même temps sa pro[>ri(fté et son autorité passent au frère puîm'» le plus âgcî. Dans le cas où le frère ne serait pas un des maris copartagean(s, il ne peut hériter de la propriété sans la femme, ni de la femme sans la propriét('.
II y a donc là une sorte de hîvirat polyandrique *. Les enfants provenant de ces unions singulières donnent le nom de père tantôt a Taîné d(\s maris, tantôt à tous les époux*. Au dire des voyageurs, ces ménages polyandresnc seraient pas plus troublés que nos ménages monogamiques. Des ThibéUiins, vivant ainsi en association conjugale, ne réussirent mènuî pas à comprendre V. Jacquemont, quand il leur demanda si la préférence de leur unique femme [wur tel ou tel (fentrcî eux ne sus<'itait pas de; querelles entre les époux. Mais si la jalousie est inconnue aux maris, elle serait au contraire fréquente chez la femme. « Une ThilnHiiinc, unie à plusieurs maris, nous dit Turner, est aussi jalouse de ses