‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 97 sur 406 · YAio. IUmIus, Lei PiiinilifH, p. lOi. j · texte numérisé non relu

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»oiivnit, à son tour, jouir do l:i j)i'oprirlr commune ol, poiii' l'èliv point troublé dans l'usage de ses droits, il suflisait au nari de service d'accrocher à la porte de la maison, de celle le la femme, son bouclier, son épée ou son couteau.

Les brahmanes durent tolérer ces mariages polyandriques, »ourtant si contraires à leurs lois; ils finiront même par en irer profit. Dans los familles brahmaniques en contact avec es Naïrs, le fils aîné seul se mariait, pour ne pas émietter e patrimoine; les autres entraient dans les combinaisons natrimoniales des Naïrs et ainsi leurs enfants n'héritaient

De leur côté, les Naïrs ne connaissaient naturellement [lie l'hérédité matriarcale : Aucun Naïr, dit Buchanan, le connaît son père et chaque homme a pour héritiers les infants de sa sœur. 11 les aime, comme s'ils étaient les liens, et, à moins d'être réputé un monstre, il doit h leur nort s'affliger beaucoup plus qu'il ne le ferait pour scîs »,nfants possibles, ceux de sa femme-.

En comparant les deux genres de polyandrie, que je viens \o décrire, la polyandrie patriarcale des Thibétains el la polyandrie matriarrale des Naïrs, la plupart des sociolofistes considèrent la première comme supérieure à l'autre. le faisant, ils me semblent ne pas se dégager suffisamment le nos idées européennes. Sans doute la polyandrie thibéaine et fraternelle, tout en laissant indécise la filiation maternelle des enfants, permet cependant de leur assurer ine sorte de parenté paternelle collective, puisque les ►ères sont de même sang. Par conséquent (;ette famille loiyandrique diffère moins que la famille des Naïrs de lolre système de parenté patriarcale, qui est réputé supé-

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