LES ED A
pectivement le diagnostic d’encéphalite. D'ailleurs, parmi nos malades, nous avons relevé des cas où le travail n'avait jamais été interrompu, jusqu’à l’apparition du parkinsonisme.
Von Economo admet que le facteur épidémique joue un rôle dans l'apparition du syndrome ; un nombre restreint de syndromes parkinsoniens a suivi l'épidémie de 1918 alors que celle de 1920-1921 en a donné davantage. Nous serions assez tentés de nous rallier à cette opimon, puisque sur 50 de nos malades, 4 seulement ont présenté un épisode .encéphalitique en 1918.
Pour cet auteur, l’encéphalite est une maladie de l’automne et le parkinsonisme compliquerait surtout les cas survenant pendant cette saison. M. Rocer soutient même que la saison froide est un facteur favorisant le réveil du parkimsonisme. Mie G. Lévy a avancé que les femmes sont plus fréquemment atteintes que les hommes. Nos malades se trouvent à peu près à égalité dans les deux sexes : 24 femmes, 28 hommes.
Enfin la grossesse a été considérée comme un facteur occasionnel très important. Des femmes ayant eu une encéphalite antérieurement et apparemment guérie depuis plusieurs années, ont présenté lors de leur grossesse, un syndrome parkinsonien d'installation brusque et d’allure rapide. Une staüstique de Braun et Gorpsrein (Philadelphie) montrerait même que le syndrome parkinsonien apparaît dans 75 à 80 % des cas quand l’encéphalite
CIN CEE
a évolué pendant la grossesse, tandis qu’il n’apparaît que dans 25 % des cas chez les femmes qui n’ont pas été enceintes pendant l’encéphalite. Au contraire, Zxeezer, Dennic et VœŒLLM ne pensent pas que la grossesse puisse avoir une influence sur l’apparition du syndrome. Parmi nos malades, deux seulement ont été enceintes pendant ou après leur encéphalite. Chez la malade n° 3026, l'apparition du syndrome a coïncidé avec la grossesse.
Nous voyons done qu'il est impossible de mettre en évidence un facteur susceptible d’avoir une 1nfluence prépondérante sur léclosion du parkinsonisme. Les opinions les plus nombreuses et les plus diverses peuvent être souteñues, aucune ne paraît digne d’être retenue.
Nous devons donc accepter que le parkinsonisme apparaît parfois de façon rapide, le plus souvent longtemps après l’encéphalite, principalement après les formes bénignes et atténuées de la maladie, sans qu'aucune circonstance secondaire puisse être valablement retenue comme favorisant l’apparition et l’évolution du syndrome.
Mode d'apparition. — L'’irrégularité est aussi une des caractéristiques de l’extension du syndrome et du développement qui le constitue.
Selon les auteurs qui ont eu l’occasion de voir des syndromes s'installer sous leurs yeux, les premiers symptômes qui attirent l’attention sont la raideur à localisation initiale cervico-faciale et la salhivation.