L'INFIRMITÉ PARKINSONIENNE SES CONSÉQUENCES
Des faits que nous venons d'exposer et de discuter se dégage, nous croyons pouvoir dire avec certitude, la notion qu’il n’y a pas chez les parkinsoniens de maladie en évolution. Les rechutes de la maladie qu’on observe exceptionnellement chez eux sont absolument indépendantes du parkinsonisme et identiques à celles qu’on observerait chez tout ancien encéphalitique non parkinsonien.
Le processus encéphalitique s’est éteint avec la fin de la poussée aiguë primitive et rien ne permel de dire qu’il en persiste quoi que ce soit et que, devenu chronique et torpide, il étende insidieusement et progressivement ses désordres.
Les troubles fonctionnels qui persistent et constituent le parkinsonisme ne doivent donc pas être tenus pour les symptômes d’une maladie, mais pour des désordres résiduels, de déficit. Le Parkinsonisme
n’est pas une maladie, c’est une infirmité.
EN NTeE
Tel est le fait capital que dégagent nos observations. Il n’est contredit qu’en apparence par l’apparition tardive, la constitution progressive du syndrome, qui ne doivent pas nous faire douter de son exactitude, mais nous inviter au contraire, à mieux pénétrer les rapports infiniment complexes qui existent entre les altérations du névraxe et les désordres qui les traduisent. Le « décalage » entre la maladie et les troubles résiduels n'existe pas seulement dans l’encéphalite, on le rencontre à tous les degrés dans tous les processus qui atteignent lPencéphale et la moelle. Nous nous inclinons devant des faits dont 1l n’est pas de notre compétence de tenter l’explication, en édifiant des hypothèses qui pourraient être d’ordre anatomique aussi bien que physiologique.
Tant que les désordres s’amplifient et se multiplient, il est impossible de prévoir le développement que prendra le syndrome, aucune indice me permet de prévoir l'avenir.
En revanche, après trois ou quatre années, on est en droit d’aflirmer que l’affection restera dorénavant et indéfiniment ce qu’elle est. C’est alors qu’on en peut faire le bilan.
Le bilan. — TrouBzes DE La moruiré. — Le parkinsonisme, de par la définition que nous en avons donnée, est essentiellement constitué par des désordres de la motilité. d’un type partieulier, mais dont le résultat, tout comme celui d’une paralysie
RAA