‹ L'évolution du pigmentChapitre 15 sur 20 · ANIMAL · texte numérisé non relu

ANIMAL

Nous sommes conduits à considérer les granules pigmentaires comme des organismes excessivement simples, des plastidules chromogènes, — indépendants ou affiranchis du noyau,

— qui envahissent les organismes et émigrent à leur intérieur,

— dont les fonctions s'atténuent et s'exaltent tour à tour suivant le milieu dans lequel ils se trouvent, milieu constitué en général par des organismes cellulaires.

Les plastidules ont-ils évolué avec ces organismes euxmêmes ? C'est ce que je vais rechercher en examinant successivement divers groupes du règne animal : celui des êtres monoplastidaires et des gastréades (protozoaires, spongiaires, cœlentérés), dans lesquels les éléments anatomiques sont en rapport direct avec le milieu extérieur; — celui des nép/iridiés (vers, mollusques, vertébrés), caractérisés par une cavité générale communiquant avec le dehors par des tubes excréteurs (néphridies) ; — celui des animaux c/iitino gènes (arthropodes, crustacés et insectes), définis précisément par leur fonction chitinogène.

I. Êtres monoplastidaires et gastréades (1). — Protozoaires. — Les protozoaires constituent de petites masses protoplasmiques nucléées disséminées dans le milieu extérieur, qui englobent, à la façon des phagocytes, une foule de corps et d'organismes étrangers : en particulier des bactéries, des diatomées et d'autres algues uni cellulaires. On conçoit que dans ces conditions leur corps se charge de pigments variés d'ort-

(1) Ce mot est pris dans une acception très large.

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