ETUDE BIOLOGIQUE DES GRANULES PIGMENTÀIRES DES ANIMAUX
Haut intérêt de cette étude et manière de la comprendre. — Les chapitres suivants (vi à viii) seront consacrés à l'étude biologique des granules pigmentaires des animaux; cette étude est à peine commencée, pour la bonne raison que jusqu'ici, comme nous l'avons vu, on ne songeait pas à accorder la vie aux granules pigmentaires. Pourtant, si on les observe chez certains animaux, il est difficile de la leur refuser, lorsqu'on ne commet pas l'inconséquence de croire que la vie d'un plastidule doit avoir les manifestations complexes et variées de la vie d'un animal pluricellulaire supérieur.
La meilleure façon d'éprouver une hypothèse, c'est souvent de l'admettre comme vraie, d'en tirer toutes les conséquences possibles par des méthodes inspirées par t hypothèse elle-même, et de vérifier ces conséquences. C'est ce que je ferai ici : j'étudierai les granules pigmentaires comme s'ils étaient vivants, j'insisterai sur les recherches qui ont été faites au moyen de méthodes biologiques, telles que les inoculations (greffes, injections), les cultures, etc.
Après avoir signalé, parmi les innombrables recherches effectuées au sujet de V apparition des pigments chez les animaux [ch, vi), celles qui présentent le plus d'intérêt et le plus de certitude, je consacrerai les deux chapitres suivants (vu et viii) à l'étude de phénomènes biologiques de la plus haute importance, à savoir : 1° les migrations, infections et contagions pigmentaires ; 2° les modifications du pigment dans les orga-nismes, — virages, atténuations et exaltations pigmentaires.