CONSTITUTION DES ÉGLISES LIBRES. SYNODE DE
Le synode de 1848, réuni en vue d'affermir la doctrine et de resserrer les liens de l'Eglise réformée, aboutit, sous le voile d'une équivoque, à un accroissement de toutes les divisions. La conciliation de la veille sera la rupture du lendemain.
Au milieu des débats du synode, on a senti sourdre cette rupture ; après sa clôture, elle éclate. Deux brochures émouvantes, Tune d'Adolphe, l'autre de Frédéric Monod : Pourquoi je reste dans l'Eglise et Adieu à mon troupeau ! la personnalisent et expliquent la séparation. La puissance du sentiment de famille, l'ardeur de la foi et de l'amour commun qui, dès l'enfance, ont lié les deux frères d'une façon si profonde et si tendre, donnent à cette rupture un accent tragique.
Ce n'est pas la question doctrinale (tous deux étant ardemment orthodoxes) c'est la question ecclésiastique qui les sépare : l'autorité religieuse, selon