‹ L'évolution du protestantisme francais au XIXe siècleChapitre 23 sur 32 · LE LUTHÉRANISME · texte numérisé non relu

LE LUTHÉRANISME

bourses en cas de besoin, suit leurs études et leur

I vie.

En 1871, à la suite de la guerre, les fonds manquant, on entre dans une phase des plus difficiles; en 1873, la commission esttransférée de Paris à Bordeaux; en 1875, de Bordeaux à Lyon; en 1881, ramenée à Bordeaux; elle subit encore d'autres changements. La loi militaire, qui spécifiait une dispense de deux ans pour les élèves des facultés nationales, n'accordait la même faveur aux étudiants des Eglises libres que s'ils étaient munis de la licence ès-lettres. Aussi, le recrutement des pasteurs était difficile, et on dut souvent s'adresser aux facultés de Lausanne et de Neufchâtel avec lesquelles, d'ailleurs, elles entretenaient les relations les plus cordiales. Ces Eglises, exclusivement soutenues par leurs propres membres, se maintiennent fermes et actives au courant du xix^ siècle, sans se multiplier toutefois beaucoup. La vie intérieure, qu'elles ont contribué à réveiller dans le protestantisme d'une façon si marquée, perd sans doute quelque chose de l'ardeur première ; pourtant, elle y reste particulièrement intense. Leur orthodoxie, très étroite au début, suit lentement l'évolution générale delà doctrine, l'élargissement d'ailleurs partant des pasteurs plus que des laïques (1).

La théopneustie a fait aujourd'hui son temps ;

(1) M. Astié, disciple de Yinet, lui a donné l'impulsion la plus décisive.

les jeunes pasteurs demandent tous une révision de la profession de foi de 1849 ; partout, la piété s'affranchit des formules. On peut donc dire que l'évolution est générale dans toutes les branches du protestantisme français.

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