‹ L'évolution du protestantisme francais au XIXe siècleChapitre 4 sur 32 · DE L*ÉDIT DE NANTES AU DECRET DE · texte numérisé non relu

DE L*ÉDIT DE NANTES AU DECRET DE

tallé rue Dauphîne, dans Tancienne salle des enfants d'Apollon, grâce à l'appui de Bailly, maire de Paris, puis transféré dans Téglise Saint-Louis du Louvre. Cette église fut le premier temple national occupé par les protestants depuis la révocation de TEdit de Nantes.

Dans un service d'actions de grâces, pour l'achèvement de la constitution, célébré le 13 octobre suivant et où assiste un délégué du conseil municipal, le pasteur Marron prend pour texte : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. »

Cette même année, un décret de la Convention, admet tous les descendants des religionnaires fugitifs, rentrant en France, à prêter un serment civique qui leur restitue la qualité de Français, la loi supposant qu'ils l'ont involontairement perdue.

Rabaut Saint-Etienne, pour s'être opposé aux envahissements de la commune, est compris dans la proscription du 31 mai et monte sur l'échafaud le 5 décembre 1793. Le 21 du même mois, Marron suspect aux Jacobins, en qualité de pasteur, est emprisonné pourdélit d'opinion. Relâché peu après, puis repris, la chute de Robespierre seule le libère. Lui-même a raconté les particularités de sa détention (1).

La Convention tombée du fait de ses propres

(1) Paul Henri Marron à la citoyenne Marie Villiams, an III de la République. Tableau de prison, 4* volume. Bibliothèque du protestantisme français.

violences, le Directoire lui succède ; puis au Directoire, le Consulat.

Le 18 germinal an X, Bonaparte, premier consul, voulant marquer son impartialité dans la reconstitution de la France, appelle officiellement les protestants à relever leur Eglise.

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