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Voy. Bâillon, Hist. des Plantes^ I, p. 402, fig

ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE l'AXE FLORAL. 91

une réduction, c'est-à-dire que Taxe floral, sorti de bourgeons axiliaires, au lieu de provenir d*un bourgeon terminal unique, ^t été originairement plus faible et qu'il donne naissance à une fleur composée d'un nombre plus restreint de parties. En effet, le gynécée des fleurs de Schumacheria ne comprend que trois carpelles au lieu des carpelles en nombre illimité des Magnolia ; mais, entre ces deux types, on peut intercaler celui des Tetraceraj dont le bourgeon floral, directement situé à Taisselle des feuilles normales, ne termine pas le rameau, comme dans le Magnolia^ sans être de seconde venue, sur un axe né à Paisselle des feuilles normales, comme dans Texemple précédent. Ici, en définitive, les carpelles sont au nombre de cinq, de même que les sépales et les pétales, les étamines restant en nombre illimité.

Il faudrait décrire des types de fleurs par milliers, si Ton voulait faire ressortir toutes les combinaisons florales auxquelles les Dicotylées se sont prêtées, sous l'influence de révolution, en dehors même des avortements et des soudures, dont il n'est pas encore question. De grandes familles, dont les tribus enchaînées découvrent tous les divers passages, sont là pour étaler au grand jour les innombrables variétés auxquelles un même plan floral peut aisément donner naissance. La fleur de certains rosiers représente un bourgeon terminal, comme celle des Magnolia^ et les éléments de cette fleur sont aussi en nombre multiple ; c'est bien encore un rameau entier ou plutôt une portion considérable de ce rameau qui a donné lieu à la fleur. La dilatation pédonculaire, la connexion ou la soudure des divers cycles ne marquent qu'imparfaitement l'ordonnance primitive. Mais plus loin, chez les Pomacées, en même temps que Taxe floral s'amoindrit, le nombre des éléments constitutifs diminue, tandis que la soudure a fait des progrès; enfin, dans la série voisine des Amygdalées, la réduction produit des résultats plus marqués et le carpelle devient unique par avortement. Il suffit, sans insister sur aucun détail, d'avoir montré que l'étendue et la situation de l'axe floral, de même que le nombre des éléments sexués dont il était pourvu à l'origine, ont dû varier dans de très larges limites, en sorte que des fleurs à androphylles et carpophylles en nombre illimité, on passe, à l'aide de termes échelonnés, à celles qui présentent ces organes en quantité définie ou tout à fait réduite.

92 STADE ANGIOSPERMIQUB. — DICOTTLÉES.

distribués en un ou plusieurs cyles gouvernés par les nombres 2, 3, 4 ou 5, selon les ordres et les types que Ton passe en revue.

On voit que nous atteignons sans peine Tune des causes les plus actives et en même temps la plus ancienne de toutes celles qui ont agi sur la fleur primitive pour la différencier, celle qui a porté sur le nombre des parties pour les réduire successivement. Cette réduction, remarquons-le en passant, s*est opérée plus facilement dans les éléments terminaux, qui sont les carpelles, que dans les intermédiaire qui comprennent Tandrocée.

Les Amygdalées, dont nous parlions plus haut, confinent presque au groupe immense des Légumineuses qui n'ont, comme elles, qu'un seul carpelle et un nombre limité d'androphylles. Les Protéacées et Lauracées affectent respectivement la même structure combinée avec un plan floral caractéristique pour chacun de ces groupes. L'axe floral n*a jamais eu, dans ces divers types, qu'une étendue limitée et il est presque constamment constitué par un bourgeon de seconde venue, bien plus rarement par un bourgeon simplement axillaire, c'est-à-dire situé à l'aisselle d'une feuille normale ou bien encore naissant directement sur l'ancien bois, comme dans le Cercis,

Il est à croire que le carpelle unique des familles qui viennent d'être mentionnées provient de la réduction d'un cycle originaire de feuilles carpellaires ; non seulement à cause de leur défaut de symétrie, mais encore par la ^ considération de certains groupes comme celui des Gonnaracées, allié de près aux Légumineuses et dont les carpelles, uniques dans le fruit, sont au nombre de cinq distincts dans la fleur, quatre d'entre eux demeurant stériles. Les Gonnaracées touchent elles-mêmes de près aux Terébinthacées, chez lesquelles le nombre des carpelles , tantôt distincts, tantôt plus ou moins soudés, s'élèvent jusqu'à cinq {Spondias) ou se réduisent à 2-3 (Pistacia) ou finalement à un seul (Mangiferaj Anacardium),

Ge qui a varié le plus à l'origine dans la fleur des Dicotylées, c'est le nombre absolu des parties, celui des cycles de pièces florales^ enfin, dans chacun d^eux, le nombre des éléments qu'ils comprennent. G'est là le fait d'une élimination partielle; mais

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