‹ L'évolution du règne végétalChapitre 47 sur 132 · COMPOSITION SIMPLE OU DOUBLE DU FAISCEAU FOUAIRE · texte numérisé non relu

COMPOSITION SIMPLE OU DOUBLE DU FAISCEAU FOUAIRE

sèment en épaisseur de la tige. Dans ces conditions, le bois intérieur ou centripète qui complétait le corps ligneux avait sa raison d'être, mais à mesure que la région corticale prenait de Faccroissement, et surtout lorsque le bois extérieur, déjà distribué en séries rayonnantes, gagna en épaisseur et que le cambium devenu permanent ne marqua plus de limites à son développement en diamètre, le bois centripète tendit au contraire à s'amoindrir, à se réduire de plus en plus. Il disparut d'abord du centre de la tige, tout en persistant dans le faisceau foliaire, d'où il fut ensuite totalement éliminé, sauf cbez les Gycadées, où il se rencontre encore comme. un dernier vestige d'un état antérieur.

Mais, si nous sommes certains, par l'observation d'une partie notable des types anciens, de l'existence plus ou moins prolongée d'une double région ligneuse, cbez les Progymnospermes, nous ignorons absolument s'il en a été de même pour les Proangiospermes et si les ancêtres communs des Monocotylées et des Dicptylées ont eu à l'origine des tiges pourvues d'une double région ligneuse. Il y a une certaine probabilité pour qull en ait été ainsi, et il ne serait pas impossible que, de cette double région ligneuse, par une élimination corrélative, opérée en sens inverse Tune de l'autre, les Monocotylées n'eussent gardé que la seule zone interne dont les faisceaux étaient épars et fermés, tandis que les Dicotylées auraient conservé et développé la zone ligneuse centrifuge, la seule qui puisse donner naissance à une production cambienne permanente.

Les notions précédentes impliquent l'existence chez les ancêtres communs des Phanérogames, soit Gymnospermes, soit Angospermes, de deux ordres de caractères acquis antérieurement à leur séparation en groupes distincts et relevant des parties dont l'extension a le plus contribué au développement de la souche mère de l'embranchement. De ces ordres de caractères, le premier est relatif aux sporanges déjà différenciés en microsporanges et macrosporanges et supportés par les feuilles : mais là s'arrête l'assimilation et la divergence éclate entre les deux classes, dès que l'on veut s'avancer plus loin. Ni le nombre, ni la distribution relative, ni la signification morphologique des sporanges et de leurs supports ne sont évidemment plus les mêmes dans les Gymnospermes et les Angiospermes comparées.

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