‹ L'évolution du règne végétalChapitre 48 sur 132 · COUP D^OEIL SUR L'ÉVOLUTION DBS PHANÉROGAMES · texte numérisé non relu

COUP D^OEIL SUR L'ÉVOLUTION DBS PHANÉROGAMES

Le second ordre de caractères propres aux deux catégories à la fois est le plan caulinaire ramené à ce qull a dt fondamental, mais à la condition d'admettre une plus grande plasticité de Fordonnance, une mobilité plus prononcée des éléments constitutifs de ce plan, que Ton doit supposer non encore arrêté dans les traits décisifs de sa structure, susceptible en un mot de perdre ou d'acquérir définitivement certaines particularités à l'aide d'une différenciation ultérieure. C'est cette tendance qui aurait déterminé les déviations du plan primitif, en leur imprimant ensuite le sceau d'une fixité absolue.

En dehors des réductions intéressant les spores et leur contenu prothallien, en dehors aussi du fond commun résultant des éléments essentiels du plan caulinaire et des feuilles servant de support à des sporanges différenciés, tous les autres caractères morphologiques dont les Phanérogames offrent l'exemple appartiennent en propre à l'une des deux branches du tronc commun et dépendent par conséquent de leur évolution respective. Il est donc possible de saisir le point où s'est effectuée la séparation de ces branches, de le définir et de le préciser. Il nous a été facile de démontrer effectivement que l'évolution, une fois prononcée dans le sens gymnospermique, avait dû marcher en avant dans une direction qui loin de conduire aux angiospermes, avait constamment divergé par rapport à celles-ci. Le plan caulinaire des Gymnospermes, en se régularisant et se déterminant chez les Aciculariées, a bien réalisé une structure homologue de celle des Dicotylées ; cette structure est distincte pourtant par l'uniformité des fibres ligneuses, par leurs ponctuations, par l'absence de vrais vaisseaux dans le bois et une moindre différenciation des tissus, provenant du faible développement du parenchyme ligneux. La ressemblance, l'homemorphie, si l'on veut, n'implique ici qu'un effet de parallélisme dans révolution, mais aucune affinité génétique respective. Il en est de même des feuilles, bien qu^en se rapprochant du berceau commun, soit par les Gycadées, soit en remontant plus loin par les Gordaîtées et les Doléropbyllées, on voie ces organes affecter une analogie assez sensible avec les parties correspondantes des Monocotylées. Hais dans la direction inverse, au lieu de prendre de l'extension, les feuilles s'amoindrissent jusqu'à perdre leurs caractères primitifs. Leur Ihnbe rétréci ne présente

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