FL tert, Hetv,, III, p. i94, lab. 155, fig
VIGNES TERnAIRES D'BtinOPE.
statioa occupée par les Vitù, alors sans doute confioéB dans 1« voisinage des montagnes.
Qooi qu'il en soit, en remontant la série des étages c'est an mont Cbarray en Ardëcbe, sur l'boriton des Hipparions, qa'il faut se placer pour trouver enfin une vigne bien caractérisée. Les espèces dominantes da mont Cbarray sont des chênes, des charmes, des érables et trahissent une région boisée monta- I, en rapport avec les aptitudes des Vitis propres. '
Fig. 138-, — Tgpa dt rlgmi Itriiaim mMpfanu, — A. FiKi pnaiiitVtni Bip-, dp mlo* otaa np.. da rnoot Cbimy (AnUoha). — B, VIHi tabùiUfTa Stp-, do pliocènt infélitat da CuUl. — l/t gnod. nal.
Le VilU prxoinifera Sap. est la plus ancienne vigne à feuille incisée, tri-quinquélobée, dont on ait encore connaissance. Elle se distingue des formes correspondantes de notre lambrosqiie ou vigne sauvage par le faible développement du lobe médian, étroit, lancéolé et court, par rapport aux larges sinus qui le séparent des latéraux. Les dents sont anguleuses, les lobes et lobules, lancéolés. On compte quatre paires de nervures secondaires dans le lobe médian. Les caractères de détail qui séparent cette espèce de notre V. vinifera, la rapprochent par contre des feuilles lobées des Vitis Thumbergii Sieb. et flexuosa Tbb., du Japon, ainsi que du V. monticola Bukl., d'Amérique. Mais, après examen, on voit qu'elle est encore alliée de pins
COUP D'CEIL sur L'AVOLOTIOR DBS PHAKÉROGAHES.
près an V. vinifera qu'à aucune autre race soit américaine, soit asiatique. Ainsi, le V. prxvinifera est, sinon un ancêtre direct de notre vigne, du moins un prédécesseur et un collatéral de celle-ci. Il faisait visiblement partie d'un groupe de formes dont le Vitis vinifera est lui-même descendu.
Avançons d'un degré, et le Vitii subintegra Sap., des ciaérites du Cantal, nous découvrira rexiatence au sein des Toréts piiocénes d'ane vigne différente de celle qui précède, mais se ratta-
Fig. 133. — Typtt dt vigaa plisetei u S^i. al Hir., du Ub pUoetn» dM «Tiroiu d* UhhiIIs — B Tifu miu/<ni dilmvivna, dai tub qgileriMirw d* Mgjnrgaw (Bonahet-da RhAn»). — 1/t gnnd. oat.
chant de même an groupe des Euviiia. Le V. subintegra est assimilable par ses feuilles aux formes simplement lobées-anguleuses de l'Asie occidentale et aostro-occîdentale, particulièrement aux Vitia lanata Roxb.,'et cittnamomea Wall. On voit que, sans tenir encore le Vitis vinifera, nous gravitons cependant vers lui et que nous nous en rapprochons sensiblement.
Les tufs pliocènes dç la Valentine, prés de Marseille, ont fourni & l'un de nous de nombreuses feuilles d'une vigne un peu plus récente que celle des cÎDérites, associée aux derniers palmiers indigènes du midi de la {Trance et qui mérite d'autant plus d'attirer l'attention, qu'elle précède immédiatement le Vitia vinifera