TIGES FEUILLÉES DES BORNIÀ
articulés, mais munis d'entre-nœuds d'une longueur très variable. Sur la ligne des diaphragmes se trouvent disposés des verticilles
Fig. 16. — Tronçon d'une tige de Bornia ou Archxocalamites garnie de ses feuilles. — UArchxocalamites radiatus St. caractérise le cul m ou partie moyenne du carbonifère inférieur. La tige est lisse, marquée de légères stries ou fines cannelures longitudinales, partagée de distance en distance de nœuds ou articles, sur lesquels sont insérées, en très grand nombre, des feuilles minces, linéaires, aciculées, plusieurs fois subdivisées par dichotomie. Les relations d'aspect et de structure de ces feuilles avec celles des Trichopitys, qui sont certainement des Salisburiées, ne sauraient échapper. Les Arch&oealamites ont été confondus jusqu'ici avec les vrais Calamités, avec lesquels ils n'ont qu'une ressemblance toute superficielle (reproduction d'une figure de Stur, Die Culm- Flora d. Die Màhrisch-Schelnisch. Dachschiffern) .
de feuilles nombreuses, libres dans toute leur étendue, minces, aciculaires, de la consistance de nos feuilles de Pins, mais plu-
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sieurs fois divisés par dichotomie. Ces dichotomies, en se répétant, donnent lieu à 4-8, et jusqu'à 16 segments qui s'étalent dans un même plan ; quelques-uns d'entre eux, le plus souvent les médians, demeurent indivis, tandis que les latéraux donnent lieu à une dernière subdivision. Il n'existe, à ce qu'il paraît, qu'une nervure ou faisceau unique dans chaque segment et cette nervure est très difficile à distinguer, ce qui tend à prouver l'absence de limbe et la forme cylindrique des segments. La base de ces feuilles, répondant au pétiole, avait seule un peu de largeur vers le point d'attache et, dans certains échantillons, l'organe très variable par lui-même présentait des subdivisions plus ou moins nombreuses, dont les segments étaient plus allongés ou plus courts, plus élancés ou plus divariqués, selon les cas.
La structure générale reste constante au milieu de ces diversités soit pour l'aspect, soit pour le mode de dichotomie, et au total ces feuilles reproduisent avec une complète fidélité les caractères de celles des Dicranophyllum et Trichopitys, et des appendices les plus étroits des Baiera, genres qui appartiennent à des types incontestablement gymnospermiques, les deux derniers au moins alliés de près aux Ginkgos. Il est impossible , à notre sens, qu'une parenté quelconque ne résulte pas d'une aussi étroite ressemblance. La seule différence réellement essentielle entre les types que nous venons de nommer et celui des Bornia tiendrait à la disposition des feuilles, spiralées chez les uns, verticillées chez les Bornia et les autres Galamodendrées. Mais cette différence n'est pas tellement fondamentale que Ton ne puisse admettre l'existence d'un passage entre les deux ordonnances ; leur coexistence dans la famille des Cupressinées le démontre suffisamment et il n'est pas jusqu'à la présence de feuilles primordiales verticillées, chez les Abiétinées et chez d'autres types de Conifères , qui ne soit de nature à faire entrevoir quelque prototype ancestral pourvu de feuilles verticillées, comme les Bornia, et dont les Gymnospermes à organes appendiculaires spirales seraient elles-mêmes une dérivation.
Quoi qu'il en soit de ce point qui demeure forcément obscur, faute de données, nous avons pu faire voir, chez les Galamodendrées, les deux ordonnances, l'une en quinconce et l'autre par verticilles, associées à la superficie des mêmes tiges par suite de la combinaison des verticilles de cicatrices raméales, alternant