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ORGANES PRÉSUMÉS DES CALAMODENDRÉES

entre eux d'une façon régulière. Cette observation nous suffit et d'ailleurs, en admettant comme démontrée l'affinité présumée des Bornia et des Trichopitys, il ne s'agirait que d'une parenté, éloignée dont il serait difficile de déterminer le degré précis. Il

Fig. 17. — Hameaux feuilles et organes reproducteurs présumés des Calamodendrées. — La figure représente plusieurs empreintes de Bryon crispatum trouvées par M. Grand'- Eury dans des grès grisâtres du carbonifère de Saint-Etienne. On distingue des fragments de tiges, a, portant des nœuds et, sur ces nœuds, des feuilles coriaces , 6, uninerviées, divisées par dichotomie. A l'aisselle de ces feuilles, paraissent des chatons, c, probablement mâles et formés, selon M. Grand'Eury, de nombreux stylets ou supports présentant, suspendus à leur sommet, plusieurs sacs poil iniques disposés comme dans les Taxinées.

convient d'ajouter que cette parenté, une fois admise, n'exclurait pas un rapport quelconque des Bornia avec les Équisétinées, dès qu'il est question d'un type très reculé vers le passé, voisin par cela même de la souche cryptogamique dont il viendrait à peine de se détacher. Les Bornia pourraient ainsi représenter des Progymnospermes primitives tendant vers la Phanérogamie ou l'ayant acquise en partie, et dans une mesure que la connaissance imparfaite de leurs organes reproducteurs empêche seule de déterminer. En effet, pour les Bornia, de même qu'en ce qui touche les Sigillaires qui vont suivre, les appareils fructifî-

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cateurs sont très mal connus. On commence à peine à soupçonner leur existence et à pouvoir signaler leur conformation extérieure.

L'organe reproducteur des Bornia, décrit par Stur d'après les échantillons de Richter et d'après d'autres empreintes provenant des schistes tégulaires de Silésie,est spiciforme et terminal, c'est-à-dire qu'il surmonte certains ramules et qu'il laisse entre-

Fig. 18. — Rameau feuille d'une Calamodendrée. — La figure représente un rameau garni de feuilles coriaces une ou deux fois bifurquées d'une Calamodendrée carbonifère (d'après M. Grand'Eury). On voit, en a, deux de ces feuilles légèrement grossies.

voir des supports fixés en assez grand nombre sur Taxe principal, dans l'intervalle de deux verticilles foliaires. Chacun de ces supports distribués, à ce qu'il semble, en verticilles alternants, présente à son sommet cinq à sept loges ou sporanges suspendus et étalés de manière à former un disque partagé en autant de lobes elliptiques adhérant autour d'un point d'attache central, qu'il y a de loges ou sporanges. M. Stur compare cette organisation à celle des sporangiophores des Équisétées; mais on peut tout aussi bien y reconnaître la présence de supports d'anthères, conformés comme ceux des Baiera, des Trichopitys et des Bryoriy types certainement phanéTogamiques. On conçoit que plus on remonte vers un âge reculé, plus la distance entre les deux embranchements va en diminuant et plus aussi la ressemblance des organes reproducteurs respectifs tend à s'accentuer davantage .

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