ASPECT EXTÉRIEUR DES SIG1LLARIÉES
Schimper, a mis beaucoup de soin à restituer le port et l'aspect extérieur des Sigillaires.
Fig. 19. — Port et aspect général des Sigillaires restituées. — A, Sigillaire du type des Rhytidolépidées. Le tronc relativement épais est recouvert de coussinets foliaires, disposés en séries discontinues, et surmonté d'un faisceau de feuilles. — B, Sigillaria elegans Brngt., du type des Favulariées, Le tronc plus élancé et bifurqué au sommet est recouvert de cicatrices contiguês ; il montre dans le bas des verticilles de radicules adventives et, vers le haut, des organes fructificateurs strobiliformes, assez longuement pédoncules. Une des branches de la dichotomie est tronquée accidentellement, l'autre se termine par un bouquet de feuilles réunies en faisceau. — C, Sigillaria lepidodendrifolia Brngt., du groupe des Leiodermariées. Le tronc simple, à écorce lisse, est parsemé de cicatrices discontinues et surmonté d'un faisceau terminal de feuilles. Il donne naissance, immédiatement au-dessous, à des verticilles d'organes reproducteurs strobiliformes.
C'étaient de puissants végétaux, érigés et cylindriques, s'élevant en colonne nue, simples ou plus rarement bifurques, portant à l'extrémité de la tige ou des rameaux dichotomes de cette tige, des faisceaux de longues feuilles dressées, étroitement linéaires et insensiblement acumi nées au sommet. Les feuilles, Phanérogames. i. — 4
PROGYJfNOSPERMES. — SIGILLARIÉES.
après leur chute, donnaient lieu à une cicatrice d'insertion en forme de disque marqué d'un stigmate, et ces cicatrices, longtemps persistantes et agrandies par l'accrescence de Fécorce, affectaient une disposition régulièrement quinconciale ; elles formaientfà la surface des anciennes tiges une mosaïque de compartiments étroitement accolés ou des séries distribuées sur le dos des cannelures longitudinales dont elles étaient sillonnées. à
Fig. 80. — Ecorce du Sigillaria Davreuxii Brngt. — Cette espèce appartient an groupe des Rhytidolépidéea. Les cicatrices, orales, scutellées, rapprochées, mais discontinues, sont placées sur le dos des cotes, en séries longitudinales.
La couche sous-corticale striée se montre à découvert sur une partie de l'échantillon (d'après Schimper).
Fig. ti. — Écorce du Sigillaria packyderma Brngt., du même groupe des Rhytidolépidées. — Les cicatrices subrhomboëdriques, assises sur des coussinets décurrents, sont rangées en séries discontinues sur le dos des côtes. — Échantillon laissant voir la surface subjacente du bois décortiqué.
En s'appuyant sur la forme et l'ordonnance relative des cicatrices, M. Grand'Eury, M. Schimper et dernièrement M. B. Renault admettent, après Goldenberg, quatre types ou sections dans les seuls Sigillaria ou Sigillaires propres. — Ce sont : les Clathraria Brongt., les Leiodermaria Gold., les Hhytidolepis Sternb., les Favularia Sternb.
Non seulement ces types diffèrent par la distribution des coussinets foliaires discoïdes, tantôt espacés et ordonnés en séries alternantes parallèles, tantôt contigus et constituant une mo-