‹ L'évolution du règne végétalChapitre 25 sur 83 · GRAINS DE POLLEN DES PRO ANGIOSPERMES · texte numérisé non relu

GRAINS DE POLLEN DES PRO ANGIOSPERMES

grains de pollen du Ceratozamia. Mais on doit constater de très grandes variations dans la dimension des grains de pollen fossiles, d'après les genres que Ton examine. Ceux du Stepkanospermum ackenioides mesurent 13 millimètres sur leur grand axe, sous un grossissement de 150 diamètres; c'est environ le double de la dimension de ceux des Cycadées et des Ginkgos. Un des grains de pollen de Cordaïte, figuré par M . B. Renault, présente à peu de chose près la même proportion. Toutes ces microspores polliniques ont leur exine finement chagrinée et leur contenu peut comprendre depuis 8 jusqu'à 12 et 18 cellules dont les parois sont parfaitement visibles à travers la membrane exosporique. Cette production intérieure, véritable prothalle inclus, était elle-même sujette à un développement successif, assimilable à une véritable germination. Considérés dans l'anthère ou peu de temps après leur sortie de cet organe, les grains de pollen en question affectent généralement des dimensions moindres. Leur accroissement subséquent est évalué par M. Renault à un tiers du diamètre primitif. La division cellulaire est alors à son début, mais elle s'accuse davantage, après un séjour plus ou moins long de ces grains dans la chambre pollinique. C'est là que s'achevait leur maturité pendant que l'organe femelle, d'abord à peine ébauché, se complétait de son côté par la formation des corpuscules. Alors seulement s'effectuait la fécondation suivie de l'apparition de l'embryon, pendant que la graine était déjà enfouie dans le sol. Tous ces phénomènes, par leur raison d'être, nous ramènent en arrière jusque dans le stade cryptogamique que les Progymnospermes venaient à peine de quitter, lorsqu'elles fixèrent les traits de leur organisation.

N'oublions pas qu'il faut plusieurs semaines aux microspores des Sélaginellées et des Isoétées, à partir du moment où commence leur germination, pour compléter le développement de leur prothalle rudimentaire et celui des cellules mères des anthérozoïdes. Véritables microspores, les grains de pollen des Phanérogames primitives possédaient, selon toute apparence, un prothalle moins réduit qui faisait hernie au- dehors de l'enveloppe exosporique, lors de la germination. Mais à partir d'un moment que nous ne pouvons fixer, la division cellulaire suivie d'une concentration protoplasmique, d'où sortent les anthérozoïdes, Phanérogames. i. — 5

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cessa de s'opérer et, le protoplasma restant diffluent, l'anthéridie versa directement son contenu dans le corpuscule, en pénétrant jusqu'à lui à travers les tissus écartés et ramollis. Cette différence, la seule essentielle qui distingue les Gymnospermes des Cryptogames, a pu être des plus insignifiantes au début. Elle se résumait dans l'absence d'une formation nucléolaire; mais le but à atteindre, l'imprégnation fécondante, se trouvait assuré au moyen d'un procédé nouveau. Il dut prévaloir comme plus efficace, en même temps qu'il résultait d'un mouvement de simplification organique dont toutes les parties de l'appareil reproducteur des Phanérogames portent la trace, si on les compare au type antérieur dont cet appareil n'est qu'un prolongement et une réduction.

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