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FEUILLES ET BOURGEONS DES DOLÉROPHYLLÉES

d'autres cas çn observe, à côté même des feuilles accumulées, des fragments considérables de tiges adultes et aplaties, lisses à la surface et marquées de stries longitudinales très fines. Ces tiges laissent voir des cicatrices discoïdes d'insertion espacées et distribuées en quinconce, telles que les Dolérophyllées de vaient les présenter, lorsque leur stipe avait acquis de l'épaisseur: Il est visible par ces détails que les feuilles, de même que les axes

Fig. 32. — Bourgeon d'une Dolérophyllée. — Bourgeon détacbé avant son développement (gr. nat.), d'après un échantillon converti en silice ferrugineuse, provenant du permien rou£e de l'Oural,. trouvé et communiqué par M. R. Tournouër.

secondaires et les tiges elles-mêmes, rapidement évoluées, devaient se désarticuler et tomber promptement, soit isolément, soit en gardant quelques connexions mutuelles, de manière à joncher le soi, sur certains points, de leurs débris accumulés.

Ce qui est fcertain c'est que les feuilles et par conséquent les rameaux qu'elles garnissaient se dégageaient à un moment donné de gros bourgeons coniques dont plusieurs échantillons encroûtés de silice sont arrivés jusqu'à nous. Ils proviennent tous ou presque tous du permien rouge du gouvernement de l'Oural et ont été signalés par Kutorga, puis par Gœppert qui avait

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cru reconnaître en eux des bourgeons floraux de Musacées. Enfin, un de ces exemplaires, venu entre les mains de l'un de. nous et préparé par M. B. Renault, a livré le secret de sa structure anatomique et le doute ne saurait exister au sujet de son attribution au groupe des Dolérophyllées, dont il représente une des dernières espèces, le Dolerophyllum Gœpperti Sap. {Nœgge-

Fig. 33. — Feuille et lambeaux d'écorce de Dolérophyllées. — Feuille détachée de grande taille, couchée sur des lambeaux de tige comprimés ou lames corticales, pourvus de cicatrices d'insertions foliaires, très nettes (d'après un échantillon recueilli à Saint-Etienne par M. Grand'Eury, 1/2 grandeur naturelle).

rathia cyclopteroides Gœpp.). Dans ce bourgeon, déjà remarquable par sa très grande taille et formé d'un bon nombre de feuilles superposées, en voie de développement, la vernation est convolutive, et cette seule considération oblige de ranger la plante, à laquelle un pareil organe a appartenu, auprès des Pha- * nérogames.

Les feuilles des Dolérophyllées, plus ou moins amples, ovales ou orbiculaires selon les espèces, variables même selon les parties de la tige qu'elles occupaient et pourvues d'auricules, tantôt repliées sur elles-mêmes, tantôt divergentes et échancrées en cœur, comprenaient une foule de nervures, partant de la base

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