STRUCTURE ANATOMIQUE DES DOLÉROPHYLLÉES
pour rayonner à travers le limbe en donnant lieu à des subdi>visions dichotomes qui se répétaient jusqu'à la marge, cernée
Fig. 34. — Coupe transversale d'une portion de feuille prise dans le bourgeon d'une Dolérophyllée. — Cette coupe, reproduite d'après un croquis de M. B. Renault, est vue sous un grossissement de cinquante fois le diamètre. On distingue, entre les deux éptdermes, dont l'un, a, correspond à la face supérieure et se montre garni de poils et l'autre, 6, présente des cellules en palissade, très denses : en /", au milieu d'un parenchyme parsemé de lacunes, un faisceau fibro-vasculaire, correspondant à une nervure •et entouré d'une gaine ou enceinte semi-circulaire de grandes cellules à parois ponctuées. Sur le côté postérieur de ce faisceau, on découvre un groupe de cellules gommeuses de la plus grande dimension, g, et en dedans le double faisceau formé de deux groupes de vaisseaux rayés et ponctués, entre lesquels se trouvent encadrés des éléments spirales plus petits. Les vaisseaux les plus rapprochés des utricules gommeuses sont ponctués ; les autres au delà des trachées sont plutôt rayés en travers et scalariformes. — CG représente le groupe des cellules gommeuses vu en coupe longitudinale et constitué par des utricules empilées en files contiguës. On observe des organes analogues, connus sous le nom de vaisseaux utriculaires, dans les bulbes et les feuilles d'un grand nombre de Liliacées, Aloïnées et Amaryllidées, où ils ont été découverts par Hanstein.
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«l'un léger rebord cartilagineux. Par leur structure anatomique r ces feuilles présentent des caractères particuliers. Sous l'épîderme de la face inférieure , très dense et muni de stomates, on observe, après une première couche parenchymateuse et en recouvrement des nervures, plusieurs files amoncelées de grandes cellules allongées, à parois arrondies, empilées bout à bout. Ces cellules qui renfermaient des sucs gommeux ou résineux ont résisté à la macération plus que les libres elles-mêmes *. Le faisceau fibro-vasculaire situé au-dessous de cet amas répond à la nervure; il présente la duplicité de composition des faisceaux foliaires que Ton observe constamment dans les tiges signalées plus haut, et dont les seules Cycadées offrent maintenant l'exemple parmi les Phanérogames.
On yoit le lien étroit qui rattache les Dolérophyllées au stade progymnospermique ; mais ce lien semble se resserrer encore dès que Ton examine les appareils reproducteurs de ces plantes, qui, grâce à la perspicacité de M. B. Renault et aux recherches de M. Grand'Eury, peuvent être considérés comme suffisamment connus.
Les organes mâles consisteraient, si les vues de M. B. Renault sont justes, en dès supports ayant la forme de peltas discoïdes. Ils ont été recueillis à l'état d'empreintes et proviennent du carbonifère supérieur du Mont-Pelé, près d'Épinac. Ovalesarrondis, peltoïdes, peut-être échancrés et auriculés vers le point d'attache un peu excentrique, par lequel ils tenaient à l'axe, de manière à constituer une inflorescence, ces disques se montrent cernés d'un rebord plat et large qui leur sert de ceinture et qui circonscrit un large espace occupé par des séries divergentes de logettes en partie engagées dans la substance du support, en partie saillantes à sa surface. Ces logettes, distribuées en deux rangées contiguës, paraissent avoir été enchâssées obliquement et comme imbriquées les unes par rapport aux autres. Leur contenu, sur les empreintes, se réduit à des résidus pulvérulents parmi lesquels le microscope a pu cependant reconnaître des
1. La disposition de ces files de cellules gommeuses empilées présente un rapport .évident avec celle des vaisseaux « utriculeux », observés dans les Liliacées [Allium, Aloïnées), qui jouent un rôle semblable et occupent la même place. — Voy. Sachs, Traité de Bot., trad. par Ph. Van-Tiegiiem, Paris, 1874, p. 152.