STRUCTURE ANATOMIQUE DES FEUILLES
deux groupes à celles des Cycadées, par la présence commune d'un tissu lacunaire sous-épidermique, formé de cellules disposées en bandelettes ramifiées, tend à confirmer encore ce point de vue. On entrevoit par là une convergence mutuelle des trois
Fig. 51. — Coupe transversale d'un faisceau foliaire de YEncephalartos horrida fortementjgrossi. — Les cellules scléreuses, c *, qui entourent ce faisceau, laissent voir au milieu d'elles les deux parties du faisceau, l'une centripète, dans le haut, en p, comprenant de gros vaisseaux rayés et ponctués ; l'autre centrifuge, inférieure par rapport à la première, en f ; entre les deux parties sont encadrés des éléments spirales pins petits (d'après un dessin de M. B. Renault).
Fig. 52. — Structure anatomique du mésophylle d'une foliole de YEncephalartos horrida. — Coupe longitudinale, parallèle au plan du limbe, sous le même grossissement que les figures 49 et 50. On dislingue sur cette coupe, entre les deux faisceaux comprenant des vaisseaux ponctués avec un entourage de cellules ponctuées-scléreuses et de tissu conjonctif cellulaire, servant d'étui, le tissu lacunaire, t /, constitué par des cellules ramifiées-sinueuses, circonscrivant des espaces vides. Cette sorte de tissu occupe, à l'intérieur des feuilles de Cycadées, aussi bien que dans celles des Cordaïtées et des Salisburiées, l'intervalle des nervures et s'étend de Tune à l'autre.
groupes, ayant pour effet de diminuer l'intervalle qui les sépare, convergence qui nous ramènerait inévitablement, si nous pouvions]en retrouver tous les termes, vers une souche commune
(Toù nous les verrions également émerger, au fond d'un âge des plus reculés.
Nous avons constaté chez les Cordaïtées un haut degré de complexité organique se manifestant par des appareils reproducteurs qui répondent à des jets de feuilles profondément modifiées. Ici, Taxe primaire porte des bractées, et à l'aisselle de ces bractées se développent les jets ou bourgeons de deuxième génération dont certaines feuilles deviennent des androphy lies ou des carpophylles symétriquement disposés au milieu des bractéoles ou feuilles avortées stériles qui leur servent d'involucre. Chez les Salisburiées, le support ovuiaire n'est pas de même ordre que celui de l'appareil mâle. Celui-ci est un axe dont toutes les feuilles transformées portent des logettes disposées à leur sommet, à peu près comme dans les Cordaïtées. L'appareil femelle au contraire se trouve réduit, par l'avortement de l'axe, à des feuilles isolées transformées en autant de carpophylles et supportant un ou plusieurs ovules qui tiennent la place du limbe foliaire avorté. — Nous verrons bientôt que c'est un caractère général et distinctif du groupe entier des Aciculariées, c'est-à-dire de l'ensemble des Taxinées et des Conifères réunies que, chez ces plantes, l'appareil femelle résulte d'un degré de génération plus avancé que l'appareil mâle. L'ovule naît par conséquent d'un bourgeon situé à l'aisselle des bractées d'un axe modifié, tandis que les logettes à pollen occupent directement les feuilles transformées d'un axe correspondant.
Les Cycadées, plus simples à ce point de vue que l'un ou l'autre des groupes précités, ont leurs organes mâles ou femelles uniformément attachés aux feuilles modifiées de l'axe qui, chez elles, constitue l'appareil floral. En d'autres termes, la même signification morphologique, s'applique, dans les Cycadées, à l'appareil mâle et à l'appareil femelle, et ces appareils sont toujours de première génération. Mais les sexes demeurent constamment séparés sur des pieds différents et de plus il existe encore cette distinction que, chez les seuls Cycas, ce n'est pas un axe secondaire, mais en réalité l'axe principal ou mieux la tige elle-même sur laquelle se trouvent directement implantés les carpophylles ou feuilles modifiées qui portent les ovules. Cette exception toute spéciale ne s'applique qu'au sexe femelle, chez les Cycas euxmêmes ; le strobile mâle rentrant dans la règle ordinaire. C'est