‹ L'évolution du règne végétalChapitre 55 sur 83 · RÉSUMÉ FINAL · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ FINAL

et aux Cèdres et qui comble l'intervalle, du reste assez étroit, qui sépare actuellement les deux genres.

Flg. 79. — Coupe longitudinale à travers le sommet du nucelle de Y Araucaria brasiliensis R. et P., au moment de la fécondation (d'après Strasburger, grossi 30/1). — On distingue sur oette coupe le tube pollinique qui s'avance à la rencontre des archegones et commence à pénétrer dans le sac embryonnaire. La coupe découvre deux corpuscules situés latéralement, sur le pourtour du sac embryonnaire, et plus écartés l'un de l'autre que chez les Âbiétinées. La comparaison de cette figure avec la figure 63 met en lumière la marche du mouvement évolutionnaire dont le résultat a été le rapprochement, puis la réunion des corpuscules vers le sommet du sac embryonnaire, mouvement qui tend à se prononcer à mesure que des tribus les plus anciennes, efomme les Salisburiées et Arauoariées, on s'avance vers celles dont l'apparition est plus tardive et la transformation organique plus complète, comme le sont les" Cupressinées.

On voit en résumé que les Conifères ont marché du simple au composé, qu'elles sont allées en se compliquant à l'exemple de tous les groupes que nous avons passés en revue. Mais, plus fa-

vorisées que d'autres, pourvues d'un appareil fructificateur de nature à faciliter leur reproduction, loin de décliner comme d'autres familles, elles ont pu traverser avec sécurité tous les âges et s'établir le long des chaînes de montagnes dans des stations où, maîtresses souvent exclusives du sol, elles ont lutté avec avantage contre les autres végétaux, constituant des associations assez puissantes pour défier les siècles et résister même avec avantage au génie destructeur de l'homme.

Page 1