‹ L'évolution du règne végétalChapitre 6 sur 83 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

destinées à faire saisir ridée de durée et Tordre de succession des périodes qui virent se développer le monde des plantes; de même il nous a fallu , dans le présent ouvrage , tenir compte des données paléontologiques , de nature à expliquer le sens des mouvements évolutifs auxquels ont obéi en divers temps les plantes supérieures. De là des considérations d'autant plus dignes d'intérêt, qu'elles s'adressent à des êtres plus parfaits et à des organes plus élaborés. Il nous restait encore, en ce qui concerne l'espèce, à faire ressortir l'incontestable vérité dont voici la formule : de quelque façon qu'on veuille la concevoir, envisagée dans le passé ou observée dans l'ordre actuel, prise en masse ou seulement considérée chez les individus, l'espèce équivaut toujours à une notion à la fois inégale et contingente; elle représente le terme d'arrivée soit définitif, soit provisoire et passager, l'état présent, si Ton veut, d'un enchaînement d'actes modificateurs ayant abouti à la longue à des transformations plus ou moins complètes selon les cas. Tout ne demeure pas instable et surtout ne conserve pas la même amplitude de variabilité, dans la plante destinée à traverser les siècles et les périodes; mais certaines parties s'affermissent chez elle,, en se modifiant plus ou moins ou s'effaçant peu à peu, tandis que d'autres prennent au contraire de l'extension, contractent des adhérences ou simplement gardent la faculté potentielle de changer de nouveau et cela dans des proportions différentes pour chacune d'elles, et en rapport avec les excitations du dehors.

Puis, ces êtres, les uns demeurés plastiques dans certains de leurs éléments constitutifs, d'autres parvenus à une fixité relative ou même totalement immobilisés, affectent une distribution géographique dont la raison d'être a droit à notre attention. Ils se groupent entre eux, s'isolent ou se

pénètrent; dis mêlent leurs aùres respectives ; ils influent les uns sur les autres, soit poup envahir, soit. pour ; Jutter contoe envahisseur, et demeurer en possession du sol — En dernier lieu, les changementspbysiques, les altératiriiis ou les.viassrtudesiolimatériquesv les accidents ;g«ographiqueset ceux ^ui tiennent au.refiefde la surface tous ces phénomènes,: organiques- tfune .part,, phénomènes de mi. heu,, de l'autre, réagissent mutuellement et de ileur choc provient la, végétation de chaque époque. , Celte ,de notre temps, : à oe, -point de vue,* est une irésultante. de toutes tes végétations précédentes et de l'action réunie de tous les phénomènes antérwurs.ai n'est pasune de nos régions botanique, bien plus un^e m» flores locales <$ui ne puisse offrir des traces appréoiables des agissements du passé. ...- Notre, travail, on -le voit, .ne saurai* avoir rien de définitif à j»es yeu*,si oe.n'est son, plan etJe. sens des , études qu'il sésume o.u, qu'il .peut provoquer. Il marquera ,idu moins l'état auquel te? recherches «botaniques noùs-auuont portés aumonww* oùfious aurons, pris l»,plume t rLa;sctence des plantes ja subi elteTmême une. évolution quo .dénotent fort /dlaibement des tendances, résumée* dans. la manière dont-,t'esp.è,ce es* aujojiifd'J;ui;considérée,Le»'noti«as nouvelles» moins systématiquement eneadnées, iobligeront sans douteuà :dcs esplorations ,plus pénibles;, mais .aussi plus complète*. Les travaux .sérient demanderont des investigations etiides) documents qwettes.phas. riches herbiers sont loin «te pouvoir fournir, U s'agira diétudier les -organismes dans leur jmilieu, de tes. suivre dans- leur développement a* leurrdispersio^à travers te temps, wmme à travers lteg t pac&Das. voyages d'observation organisés jenivue de Jt'exa* men raisonné des associations, végétâtes .actuelles,, s'i«h poseront au même titre qu'une étude toujours plus activé et approfondie des flores fossiles des divers pays. Les lacu-,

Page 1