‹ L'évolution du règne végétalChapitre 61 sur 83 · Ibid., tab. 1, fig · texte numérisé non relu

Ibid., tab. 1, fig

différence appréciable que dans la proportion relative et le rôle des parties. Chez les Ifs, l'accrescence a son siège dans le voisinage immédiat de l'ovule; chez les Ephedra, ce sont les bractées de Taxe primaire qui se soudent et constituent l'enveloppe charnue entourant les deux bourgeons latéraux, qui supportent chacun un ovule ; mais l'affinité morphologique est trop intime pour ne pas autoriser la supposition d'une parenté des deux groupes, justifiée encore par les détails que nous avons exposés. L'opposition des organes appendiculaires, constante chez les Ephedra, n'est pas un obstacle à ce rapprochement, puisque non seulement ils se rattachent par elle à des types paléozoïques tout à fait primitifs, comme les Calamodendron et les Bornza, mais aussi parce que cette opposition se retrouve dans l'appareil cotylédonaire des Aciculariées, des Taxées en particulier, de même que dans les feuilles gemmaires et dans celles de l'axe floral de ces mêmes Taxées. — Rien de plus vraisemblable assurément qu'une liaison basée sur un tel ensemble de caractères; mais, en regardant de près, en se souvenant de ce que nous avons dit plus haut sur la marche évolutive des Taxées et les modifications successives dont elles gardent la trace, on sera disposé à admettre que les Ephedra, plus simples et plus uniformes que les Ifs dans l'ordonnance de leurs éléments organiques, doivent aussi reproduire plus fidèlement les traits de la souche prototypique, et avoir été fixés les premiers dans les limites du cadre morphologique que nous leur connaissons. M. le professeur Heer a effectivement signalé des traces d'Ephédrées (Ephedrites) consistant en écailles éparses et en fragments de tiges striées et articulées dans le jurassique de la Sibérie orientale. Des vestiges analogues se rencontrent dans l'oolithe inférieure d'Etrochey (Gôte-d'Or) ; mais on conçoit que ces premiers Ephedra ayant occupé une place très modeste dans l'ancienne végétation, aient passé inaperçus jusqu'à présent, par suite de la rareté extrême de leurs restes fossiles et des faibles caractères différentiels que présentent ces restes, faciles à confondre avec les débris de rameaux et d'organes indéterminables. C'est tout au plus vers le milieu du tertiaire (oligocène) que de véritables Ephedra auraient été observés, dans l'état actuel des connaissances. S'il était permis de hasarder une conjecture, nous serions portés à faire remonter l'existence de ce type à une période

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