VARIATIONS MORPHOLOGIQUES DES COTYLÉDONS
6e sous-lype. — Contour obovale, imparfaitement symétrique ; nervures latérales réunies à la médiane bifurquée et résolue, avañt le sommet, en une grande maille terminale, accompagnée d’autres plus petites. — Cæsalpinia, Bauhinia (Légumineuses- Césalpiniées, fig. 122).
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Fig. 119, — Types comparés de feuilles normales, primordiales el cotylédonaires de diverses Dicolylées. — A, un des cotylédons de l'Acer campestre L., légèrement grossi
pour servir de terme de comparaison avec la feuille normale du gui, figurée en C. — B, plantule de lAcer campestre L. montrant au-dessus des cotylédons les deux feuilles primordiales, qui retracent le type permanent de l'Acer oblongum, du Népaul. — C, feuille normale du Viscum album L. légèrement grossie, pour servir de terme de comparaison avec la feuille embryonnaire de l’Acer campestre. — D, feuille normale et définitive de l'Acer campestre, qui ne se développe que dans l’année qui suit la germination. — E, plantule de laurier, L. nobilis, dont l'un des cotylédons, légèrement échancré, rappelle la conformation normale des feuilles de Sassafras, tandis que l’autre reproduit le type triplinerve du Cinnamomum.
7e sous-lype. — Contour largement obovale-orbiculaire ou sub-réniforme ; nervure médiane accompagnée d’une paire de latérales ramifiées sur les côtés et reliées entre elles par des anastomoses. — (rossypium dans les Malvoïdées.
64% STADE ANGIOSPERMIQUE. — DICOTYLÉES.
Cette disposition primitive de la nervation caractéristique de la feuille embryonnaire s’est conservée plus ou moins visible et reconnaissable dans une foule de genres, comme une attestation permanente de l’état antérieur, état plus ou moins profondément modifié chez la plupart des Dicotylées, mais fixé définitivement chez d’autres. ;
Nous citerons, comme reproduisant d’une manière frappante, à l’état normal, le premier de nos sous-types, les feuilles du gui (Viscum album), de plusieurs Protéacées (Hakea). — Le 2 sous-type a aussi de nombreux représentants dans les feuilles normales des Cinnamomum, Lilsæa, etc., parmi les Laurinées, des Celtis à feuilles persistantes, des Viburnum, Coriaria, etc. Le 3e sous-type, propre aux lraxinus, caractérise normalement les Olea. Le de sous-type reparaît dans la plupart des folioles de Légumineuses ; enfin, les sous-types 6 et 7 se trouvent évidemment reproduits par les feuilles des Cercis d’une part; de l’autre, par celles des Pterospermum. Il serait facile de multiplier ces exemples dont la signification est si claire qu’il n’est pas même besoin d'’insister sur eux pour les faire ressortir.
En résumant ce qui précède et en le complétant de manière à retirer de l’ensemble les éléments d’une formule générale des caractères distinctifs appartenant aux Dicotylées, on arrive à l’établir de la manière suivante :
Tableau raisonné des caractères différentiels demeurés propres à l’ensemble des Dicotylées après leur séparation des Monocotylées.
4° Plan caulinaire. — Tige pourvue d’une région médullaire centrale autour de laquelle les faisceaux fibro-vasculaires descendant des jeunes feuilles sont généralement disposés en une zone circulaire, avec tendance à la production d'un anneau méristématique entraînant la jonction latérale des faisceaux d’abord discontinus, et leur séparation en deux régions contiguës, l’une ligneuse intérieure, l’autre libérienne rejetée au dehors, par l’interposition de l'anneau méristématique ou zone. cambienne. La permanence et l’activité périodique de ce phénomène indéfiniment répété amènent l’existence du bois exogène, formé à l’aide d’anneaux cylindriques, concentriquement emboîtés. Le