TABLEAU RÉSUMÉ DE L'ENSEMBLE DES CARACTÈRES
feuilles les plus rapprochés de la base du rameau floral se sont transformés à l'exemple des éléments sexués eux-mêmes : ce sont les pétales. Les cycles immédiatement inférieurs aux premiers ont éprouvé une moindre transformation : ce sont les sépales et au-dessous de ceux-ci les involucres et les bractées, qui gardent plus ou moins les caractères principaux de l’appendice primitif. — L'ensemble des rameaux sexués réunis sur des axes communs à donné lieu à ce qu'on nomme l’inflorescence, conforme, par sa complexité et ses fréquentes subdivisions, aux tendances de la classe elle-même. Par contre, tout ce qui dans le rameau floral pouvait être à l’origine situé au-dessus de la partie sexuée a dû disparaître plus ou moins promptement. C’est là en résumé l’économie générale de la fleur des Dicotylées, telle que nous la connaissons. On voit qu’au total elle est tracée sur un plan qui ne s’écarte du plan floral des Monocotylées que par les seuls côtés qui séparent les organes purement végétatifs des deux classes, comparés entre eux.
4 Androphylles; loges polliniques et grains de pollen (microsporanges et microspores). — Androphylles constitués par autant de feuilles modifiées, provenant d’une ou plusieurs paires, un ou plusieurs cycles, soit spiralés, soit verticillés, d'éléments normaux plus ou moins transformés, convertis en support de microsporanges. — Loges microsporangiques ou sacs d’anthères au nombre de quatre, deux sur la face supérieure, deux autres vers le bord de la face supérieure de l’androphylle, primitivement libres, soudés ensuite par paires et séparés par le connectif qui correspond à la nervure médiane du limbe foliaire avorté. — Cellules mères des grains de pollen produisant ceux-ci par tétrades, chaque paire occupant un plan opposé en croix à celui de la paire contiguë, à l’aide d’un processus de subdivision cellulaire différent de celui qui prévaut chez les Monocotylées. — Grain de pollen à contenu protoplasmique présentant un commencement de subdivision cellulaire se manifestant par la présence de deux noyaux avec une membrane d’enveloppe qui ‘n’est jamais revêtue de cellulose. — Le processus divisoire de la cellule mère des microspores est ici la seule nuance différentielle vis-à-vis des Monocotylées.
59 Carpophylles ou feuilles carpellaires; ovule el sac embryonnaire (macrosporanges et macrospores), jusqu'à l’apparition de la
68 STADE ANGIOSPERMIQUE. — DICOTYLÉES.
vésicule embryonnaire. — Carpophylles consistant en autant de feuilles modifiées, occupant le sommet ou du moins constituant la terminaison supérieure de la partie sexuée du rameau floral, provenant d’une ou plusieurs paires, un ou plusieurs cyeles, soit spiralés soit verticillés d'éléments normaux convertis en éléments carpellaires. Chaque carpelle répond à une feuille donnant naissance, par sa face supérieure, surtout vers la marge, à des ovules pédicellés qu’elle recouvre finalement au moyen de la soudure de ses bords repliés. — Le sommet de la feuille carpellaire, ainsi repliée et soudée, constitue l’organe au moyen duquel s'opère l'introduction du tube pollinique à travers les tissus ovariens jusqu’au micropyle ou extrémité de l’ovule physiologiquement opposée à la chalaze ou point d'insertion placentaire, mais souvent en réalité rapproché de celui-ci ou même contigu à lui. — Sac embryonnaire ou macrospore, né dans l’ovule de l’une des cellules mères provenant de la différenciation du bord supérieur du tissu nucellaire (macrosporange) sous-tégumentaire, engendrant en haut la vésicule embryonnaire accompagnée, le plus souvent, de deux « synergides » ou cellules associées à celle de l'œuf et, en bas, les « antipodes », dernier vestige du tissu prothallien, constituant ainsi deux groupes antagonistes, séparés par deux noyaux cellulaires libres, fusionnant après la fécondation et point de départ futur du tissu nutritif qui prendra le nom de « périsperme ». Iei, aucune différence à noter entre les deux classes comparées.
60 Fécondation, embryogénie et embryomorphie. — Fécondation opérée à l’aide du tube pollinique pénétrant à travers le tissu ovarien par l'intermédiaire de la sommité carpellaire, disposée en organe papilleux et fréquemment allongée en style. Le contact du contenu protoplasmique du tube, déversé dans la vésicule embryonnaire, une fois effectué avec le concours des synergides, le développement de l'embryon s'opère au moyen d'un processus quelque peu différent de celui qui préside au début de l'embryon monocotylé. Le point d'arrêt qui détermine chez celui-ci le développement inégal des feuilles primordiales n'ayant point lieu généralement chez les Dicotylées, les deux cotylédons se développent simultanément, jusqu'à l'apparition du point correspondant au sommet végétatif de la nouvelle plante. Mais ici, la différenciation la plus marquée consiste dans