‹ L'évolution du socialismeChapitre 51 sur 78 · L'Eclair du 18 octobre · texte numérisé non relu

L'Eclair du 18 octobre

j. BOUKDEAU. — ÉvoL (Ju social. 19

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geois ou des petits patrons, comptent leurs partisans parmi les ouvriers de la graiide industrie enrégimentés par l'usine. Les mineurs toutefois font bande à part, ils appartiennent plutôt au type paysan qu'au type ouvrier. Le travail isolé ou en petit atelier prédispose aux idées anarchistes, révolutionnaires^ dont la tradition est si vivace dans les milieux parisiens où il y a beaucoup d'allemanistes. Les blanquistes sont des romantiques. Les broussistes, proches voisins des radicaux, se recrutent parmi les plus cultivés, les employés qui, du moins par l'éducation, confinent à la bourgeaisie.

Il est très malaisé d'évaluer les forces respectives de ces diverses sectes dans le monde ouvrier, qui tend de plus en plus à s'en affranchir pour devenir autonome ^

1. Voir larticle de M. van den Osten, dans le Handwœrterbuch cler Staafswissenschaften de Conrad, 1892, et rétude très développée du même auteur publiée dans le Jahrbucli fur Gesetzgebung, Verwaltung und lolksiv/rthscha/l de Schmoller, 1891, p. 1031, sous ce titre : Die Fachverelne und die soziale Bewegung in Frankreich. On trouvera à la fm de cette étude dont nous nous sommes servi pour la première partie de notre travail une bibliographie très détaillée sur la matière.

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