Petite République, du 30 novembre
constitué, dit-il, il a rejeté les utopies de Proudbon et les erreurs de Lassalle, pour adopter les théories communistes de Marx et d'Engels. » Or Engels, consulté à propos du Congrès de Nantes, répondait : a La petite propriété doit être nécessairement ruinée, anéantie par le développement du capital. Notre parti n'a pas à accélérer cette ruine. Je n'ai rien à dire contre les mesures qui rendent moins douloureux l'inévitable déclin. Mais si l'on veut maintenir la petite propriété d'une façon permanente, on tente l'impossible, on sacrifie le principe, o?z devient réactionnaire. » Après le Congrès de Nantes il écrivait : « Nos amis français sont les seuls dans le monde socialiste à tenter d'éterniser non seulement le petit propriétaire paysan^ mais le petit fermier qui exploite le travail étranger\ » Enfin dans le dernier article écrit avant sa mort et publié par la A'eue Zeii, il « houspillait » à la fois le programme de Marseille et le projet de programme allemand, et fournissait aux intransigeants de Breslau leurs meilleurs arguments. A ses amis de France il reprochait de se donner une apparence de déloyauté, en ayant l'air de promettre aux paysans ce qu'ils savent ne pouvoir donner. Parce qu'ils tenaient le même langage que M. Guesde et M. Laf argue, le D*" Schippel honorait ses adversaires au Congrès de Breslau du titre de u charlatans, » de « danseurs de corde, » de « dresseurs de pièges à paysans ». La grande majorité du Congrès réuni à