TYPE BILATÉRAL VENTRAL
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Le. système nerveux des myriapodes présente de très grandes analogies avec celui des annélides dont les rap-
MYRIAPODES 8l
prochent la division de leur corps en segments et leur
irrf
Fie. 6a. ~ Système nerveux de' timig Fie. 63. — Système nerveux de ebitopode (Newport). (Hinututarium souterrain),
Bbvumis, L'Evolution du système nerveux.
mode de locomotion. Il est constitué par une chaîne ganglionnaire ventrale qui présente un ganglion au niveau de chaque anneau du corps.
Chez les cbilognathes ou millipèdes, comme Viule, qui vivent surtout de matières végétales en décomposition, c'est à peine s'il y a trace de ganglions ; le cordon nerveux ventral (fig. 62) conserve dans toute sa longueur à peu près le même calibre; c'est qu en effet les cellules ganglionnaires forment sur toute rétendue du cordon nerveux une couche continue qui augmente seulement un peu au niveau de l'émergence des nerfs. En avant, ce cordon se rattache par deux connectifs au cerveau.
Chez les cbilopodes ou centipèdes qui se nourrissent de proies vivantes, la segmentation en ganglions est bien marquée (flg. 63). et le système nerveux acquiert son maximum de développement chez les scolopendres et les genres voisins. Le nombre des ganglions est du reste très variable suivant les espèces et peut aller de 16 (lithobius) à 140 (géophile). Déjà, cependant, dans quelques espèces de myriapodes se voient des tendances au fusionnement des ganglions. Ainsi, chez les polydesmides, les ganglions des premières paires de pattes se fusionnent avec le ganglion ^ous-œsophagien ; les ganglions caudaux peuvent aussi se réunir pour constituer un ganglion plus volumineux, comme on le voit dans la scolopendre.
Le cerveau des myriapodes (fig. 64) présente une organisation en rapport avec le développement de la chaîne nerveuse et le genre de vie de l'animal. Très peu développé chez les polydesmidesqui sont dépourvus d'yeux,, il est encore très petit chez les iules et constitué par un