‹ L'évolution du système nerveuxChapitre 3 sur 50 · TYPE DISSÉMINÉ CŒLENTÉRÉS · texte numérisé non relu

TYPE DISSÉMINÉ CŒLENTÉRÉS

I' Type disséminé. — Ce type se rencontre chez les rayonnes inférieurs oucœlentérés. Le système nerveux est constitué par un plexus situé au-dessous de la couche épithéliale (ectoderme), plexus qui communique avec les prolongements des cellules sensitives de l'ectoderme

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(fig. 23). Ainsi chez les polypes, tels que l'hydre verte, par exemple, on trouve sous l'ectoderme un réseau à larges mailles dans lequel sont disséminées des cellules

Fie 34. — Scbimû de tmctiom réfUxg **.

Fie. 2}. — CtUuUs stns&ridles de rectoderme de FAurdia aurita *.

Fie. 35. — Coupe schématique d^une méduse ***,

nerveuses à deux ou trois prolongements ; ces prolongements seraient en connexion d'une part avec les cellules sensitives (cellules tactiles) de Tectoderme, et de

* Ces cellules sensitives ou sensorielles, dites aussi neuro^itbéticdes^ sont pour* vues à leur extrémité libre d'un filament allongé et mince et se continuent du côté interne par de fins prolongements qui pénétrent dans la partie profonde de la couche épithéliale pour se réunir en un réseau délicat de fibres protoplasmiques de nature probablement nerveuse (Lankester).

** I, cellules épidermiques et surface sensible tactile; A, nerf sensitif; B, cellule nerveuse ganglionnaire ; C, nerf moteur; 2, muscle. La direction des flèches indique le sens de la transmission nerveuse.

*** La coupe de cette méduse (Curcina rbododacyla) est verticale et faite à travers le disque suivant un plan radial à droite, interradial à gauche ; /, disque gélatineux muni a sa face inférieure d'une couche musculaire (sous-ombrelle) ; ir, un repli marginal ; 1;, vélum ou repli marginal; fr, corpuscules marginaux; c, canal annulaire; tff un des tantacules ; /«.', sa racine ; r, canal rayonnant; ft, cavité gastro-vasculaire ; gt produits sexuels (Gegenbaur).

l autre avec les fibres musculaires ; on aurait ainsi sous sa forme la plus simple, la réalisation du schéma classique de l'action réflexe (fig. 24). Dans les actinies, on a constaté aussi la présence de plexus nerveux et de cellules ganglionnaires. Mais les recherches ont surtout porté sur les méduses, et grâce aux investigations des frères Hertv/ig, on est arrivé à des résultats assez précis sur ce sujet. Chez tous ces êtres (fig. 25), sauf certaines espèces de méduses dont je parlerai tout à Theure, le système nerveux est disséminé, étalé, sans trace de centralisation. Quelques auteurs (Agassiz, Haeckel) ont bien décrit dans les méduses à repli marginal ou craspédotes comme Yhippocrène, la sarsia, des ganglions d'où partiraient les nerfs pour les organes sensitifs et les tentacules; mais les recherches d'Hertwig ont montré qu'il ne s agit pas là de véritables renflements ganglionnaires et que les cellules nerveuses y sont uniformément réparties. L'anneau nerveux qui accompagne le canal annulaire du bord de l'ombrelle se divise en deux anneaux secondaires, un supérieur et un inférieur réunis par des fibrilles nerveuses; les cellules nerveuses de l'anneau inférieur sont plus volumineuses et fournissent surtout aux muscles; celles de l'anneau supérieur sont plus petites et envoient des filets aux tentacules; on trouve donc déjà une distinction du système nerveux sensitif et du système nerveux moteur, mais pas d'organe central. La concentration du système nerveux commence à se montrer dans les méduses acraspèdes, c'est-à-dire dépourvues de repli marginal. On trouve chez elles huit centres nerveux pour les huit rayons qui composent l'animal et ces centres nerveux, dont la structure n'est

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pas encore complètement élucidée, correspondent aux corpuscules marginaux du bord de Tombrelle, corpuscules marginaux qui sont soit en nombre égal au nombre des rayons de l'animal, soit en nombre double, triple, quadruple, etc.

•SI, u-

Fie. a6. — Œil de Li^^ia KôUikeri '

FiG. 37. — Eléments de Pteil de Ik^m

Ces corpuscules marginaux représentent de véritables organes sensitifs et se présentent sous deux formes, celles de vésicules auditives ou otocystes et celles de taches ou organes oculaires (ocelles). Il est rare que les vésicules auditives et les ocelles se trouvent réunies sur le même individu ; suivant les espèces ils possèdent Tune ou Tautre, ce qui a permis de distinguer les méduses en

* L'oeil de Li^^ia est situé à i« base d'un tentacule et constitué par un cristallin, f, et un bulbe percepteur, p^ formé d'avant en arrière par des cellules pigmentures T'C»»'» fig. 27)» àts cellules sensorielles rétiniennes (se^ fig. 27) et des cellules ganglionnaires. L'ce;l des Oceania est encore plus simple que celui des Li^^ia et manque de cristallin (O. et R. Hertwig).

vésiculaires et ocellées. Ces ocelles et ces oiocystes présen-

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Fie. 38. — yésicuU auditive de Pbialidium *.

Fk». 29. — Or fane audUif de Rbopaloitema *',

tant un assez haut degré d'organisation comme on peut

* d", épithcltum de la fjce supérieure du voile; d*, épithêlium de m fice infê* rieure; r, canjl circulaire du bord du voile (se reporter à la figure 25, cj; i»r*, anneau nerveux supérieur; b, cellules auditives; bb^ soies auditives;»^, coussinet nerveux formé par un renflement de l'anneau nerveux inférieur. Tout prés de l'anneau nerveux on voit une cellule figurée en noir qui renferme un otolithe. Prc« paratton traitée par l'acide osmique étendu (O. et R. Hertwig).

** L'organe auditif est constitué par un t<ntacule modifié, bk, pourvu de cellules auditives et de concrétions otolithiques ; il est contenu dans une sorte de cupule qui, ches quelques espèces, peut se transformer en une vésicule close. Les prolongements des cellules auditives se continuent directement avec l'anneau nerveux supérieur (O. et R. Herlwig).

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