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rellement, adapté à la fonction. Voyez, par exemple, la pantomime de Pierrot Don Juan de Durel (1905, aux Folies- Bergère). Dans cette « adaptation », l’on ne trouve guère que le désir de faire jouer Don Juan par un « Pierrot » de marque, Severin, car le personnage du séducteur ne paraît avoir en lui rien qui l’apparente au traditionnel ingénu. De là le scénario nous exposant l’aventure d’un Pierrot Don Juan qui, le jour de son mariage avec dona Anna, s’éprend de la fiancée de son ami Henriquez, dona Inez, fille du commandeur. Il risque d’autres conquêtes encore, il prétend être Dieu et il finit par être puni par le vrai Dieu.
D’autres raisons ont fait que Pierrot est devenu une des grandes utilités du répertoire français. Ce sont des raisons générales qui expliquent toutes les vogues. L'une d'elles consiste en «l’utilisation », facile et commode, des types populaires pour la parodie des pièces à succès. Voilà pourquoi Pierrot a été, notamment, Cadmus, Roland, Romulus, Tancrède. Sous ces dénominations pompeuses qui figurent dans la liste précédente, il raillait des œuvres acclamées dans des théâtres d'ordinaire plus aristocratiques que le sien.
Cette liste, telle qu’elle a été mise sous les yeux du lecteur, ne lui montre guère que le procédé du transformisme externe, transformisme qui, d’après les cas, s’appellerait professionnel, social, local ou ubiquitaire, sexuel, physiologique, si l’on osait être didacticien dans une matière littéraire qui, d'habitude, est pure légèreté d'esprit, pure fantaisie. C’est plutôt la carrière de Pierrot envisagée par l'extérieur ou c’est le type considéré par le dehors. Il y a là, évidemment, une forme importante de son existence ondoyante et diverse. Mais celle-ci