‹ L'évolution du vers français au dis-septième siècleChapitre 101 sur 224 · Cr. (le Gramonl, p · texte numérisé non relu

Cr. (le Gramonl, p

site du poète a su couper ce vers, en apparence aussi simple, de dix-neuf façons différentes :

C'est la coupe de Malherbe, la plus régulière si Ton veut : elle est loin de prédominer dans La Fontaine :

Et le mâtin | était de taillo. (I, 71, 8.)

No 2

Tout, I à la pointe de l'épée. (I, 72, 20.)

Sort I pour aller chercher sa proie. (II, 324, iO.)

Ami, I lui dit son camarade. (I, 69, 16.) Miroirs | aux poches des galants, Miroirs j aux ceintures des femmes. (I, 92, 10.) Mais quoi? j le canal est si beau. (I, 93, 19.) A Tœuvre | on connaît l'artisan. (I, 120, 1.) Vraiment, | me diront nos critiques. (I, 130, 14.) Uq bœuf I est plus puissant que toi. (I, 136, 7.) Menait, | en empereur romain. (I, 158,'2.) Le Paon j se plaignait à Junon. (1, 181, 1.) Ce chien, | parce qu*il est mignon. (I, 283, 12.)

Sans mentir, | si votre ramage. (I, 63, 7.) Le corbeau | honteux et confus. (I, 64, 17.) Tout marquis | veut avoir des pages. (I, 67, 14.) Il marchait | d'un pas relevé. (I, 68, 5.) L'attaquer, | le mettre en quartiers.

Sire Loup | Teût fait volontiers. (1,71,5.)

Le saisit au frein | et l'arrête. (I, 68, 10.)

Sur son embonpoint | qu'il admire. (I, 71, 12.)

Au lieu qu'on nous mange, | on nous gruge. (I, 122, 35.)

Le Perroquet dit : | Sire Roi. (III,'.67, 45.)

Il ne tiendra qu'à vous, j beau sire. (I, 71, 13.) Ne me relarde point, | de grâce. (I, 176, 7.) Si ce qu'on dit d'Esope | est vrai. (I, 191, 1.)

Il fuit ajouter les tcts qn présentent deux eésores :

Hé! I bMîovr. I Moosiev da Corfceaa. 0, O. 3J

El lapev I secorrûee-t-eDe? flMT^ 12. Oh! I dit-il, I feu fais iaîre aataol. il, tT3. dS. Pais ; enfin | se mettent en qfoéte. il, fSê, ST. : L'4ne | an jonr pourtant s'en moqna. (D, 299, ±]

Sont, \ disait-il, | bien malkenreax. '1, tT^ 6.» El I parmi noos j la Providence. (1, t68. 13.^ Pois, I ressortant, | font qoatre pas. J, 236. 26.= Cmt. I poor ce coop, | qne ses malhenrs. (fl. 36i. 5:î.>

Qni I Tonlant en faire | à sa tète. .1. 159, I4.i L4ii, I le condocteor | et répooge. «1, IS9, 24.*

Quoi? I Ce n^est pas encor | beaucoup. <1, 230, I4.i Elle I et Que si Qne non, ! son frère, fil, 69, 6.>

N^ Il

1^ Chêne | un jour | dit au Roseau. (I, 126, I.) Par monts, | par Taux, | et par chemins. (I, 159, 8.i Que bien, | que mal, | elle arrÎTa. (11,363,61.)

Lui tint I à peu près | ce langage. (I, 63, 4.) Les dieux, | sa maîtresse, | et son roi. (1, 98, 2.) Portait, I comme on dit, | les bouteilles. (I, 159, 6.) Chassant | devant lui | Fautre béte. (I, 159, 13.) Pondait | tous les jours | unœufd*or. (1,405,4.) On mit I près du but | les enjeux. (Il, 32, 10.) Se fit, I un beau jour, | amener. (111,124,3.)

.V 13 — -è — Disant : | Regardez bien, | ma soeur. (I, 66, 6.)

3—1 — 4 Près de là | passe | une Cigogne. (I, 230, 7.)

Se croyant, | pour elle, | un colosse. (I, 78, 24.) Et je crois | qu'à moins | on s* effraye. (1,95,16.) Répliqué, | crié, | tempêté. (I, 137, 10.) Se pressa, | dit-on, | tellement. (I, 229, 3.) Bon soupe, I bon gîte, | et le reste. (II, 362, 17.)

yo 16

Laissez-leur prendre | un pied | chez tous. (I, 147, 19 )

Certains de ces petits vers comptent jusqu'à trois césures :

N» 17 1—1—2—4 L'un I doux, I bénin | et gracieux. (II, 16, 8.)

No 18 2—2—1—3 Un songe, | un rien, | tout | lui fait peur. (Il, 268, 30.) S'écrie, | etdit: | Ah! | si j'étais. (111,280,71.)

Enfin quelques-uns, mais en fort petit nombre, ne présentent pas la moindre césure :

Qui le fait pleurer de tendresse. (I, 72, 31.) Selon les lois municipales. (I, 192, 12.)

Un vers aussi souple a bien ces grâces légères que La Fontaine reconnaît à ses fables *. Ces coupes différentes permettent au poète de varier à TinOni les effets qu'il veut obtenir. Môme dans de longues suites d'octosyllabes, on ne sent pas la moindre monotonie, parce que rien ne ressemble moins au rythme 3 — 5 que le rythme 4 — 4, etc. Ainsi nous pouvons déflnir une partie de celle grâce indéfinissable du début de la fable des Deux Pigeons, en remarquant qu'il consiste en trois vers de césures différentes, et que le quatrième,

Page 1