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Odes et Ballades, I

416 RACrNE.

Hiatus. Cacophonie. Vers monosyllabiques.

Bien entendu, on ne trouve pas dans ses œuvres sérieuses un seul hiatus. Les exemples qu'on en pourrait citer figurent dans les vers de la première jeunesse, dans ses billets à Vitarl :

y ai aussi le manche agréable. (IV, 200, 17.) II ny a tête qui résiste. (IV, 201, 40.)

On serait en droit de supposer qu'il considérait Thiatus comme lolcrablc dans les vers familiers, les plaisanteries rimées, car, dans les épigrammes sur la signature du formulaire qui sont de 1664, et qu'on lui attribue vraisemblablement *, on trouve Thiatus suivant :

iNon que je Taye ou ru ou lu. (IV, 228, 47.)

De même dans les Plaideurs :

Tant y a qu'il n'est rien que votre chien ne prenne. (II, 205, 711.)

Dans les tragédies, on ne rencontre que le faux hiatus d'une voyelle devant oui, très rarement, et au début seulement :

Oui, oui, celte vertu sera récompensée. (I, 437, 671.)

Croyez-vous la fléchir? — Oui, oui, mon cher Attale. (I, 479, 1421.)

Oui, oui.... Mon frère vient; et nous allons apprendre. (I, 557, 729.)

Oui, oui, si mon amour ne peut rien ohtenir. (I, 583, 1303.)

Oui, oui, Porus, mon cœur n'aime point à demi. (I, 592, 1479.)

Oui, oui, vous me suivrez, n'en doutez nullement*.

Quant aux hiatus qui sont insuffisamment évités par un e tout à fail muet, ils sont fort rares dans Racine. A propos de ces deux vers,

Hector tomba sous lui, Troi'expira sous vous (II, 48, 148); Allez donc, et portez cette yoi'à mon frère (II, 317, 1303),

Marmonlel dit : « Il y a peu d'hiatus aussi rudes que celui de ces deux vers : la règle qui permet celte élision et qui défend Thiatus est

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