Cf. Allais, p
2. I, 268, 284. « Je dois faire observer encore que les poésies régulières n'admettent guère d'une stance à l'autre la succession de deux vers masculins ou
Stances de quatre alexandrins et de deux vers de dix pieds :
c e a ée ée a (I, 219, 239.)
II y faut ajouter des couplets en vers de huit pieds :
des couplets en vers de cinq et six pieds :
e e a ée ée a (I, 163);
des couplets en vers de sept, huit, neuf, dix et onze pieds :
e a e a i ^ ih '^^^)-
En général Malherbe essaye de placer un repos après le troisième vers de ces sizains *. Quelquefois pourtant il le met à la fin du quatrième vers *.
féminins de rime diiTérente. C'est une dissonance qui déplail & l'oreille; et si Malherbe se Test permise dans les stances libres et négligées comme dans celles-ci :
Après qu'il est parti du monde, La nuit qui lui survient n'a j'amais de matin. Jupiter, ami des mortels, Ne rejette de ses autels, etc. (1, 269),
ni ce poète, ni Rousseau, n'ont pris souvent cette licence dans le style pompeux de rode. > (Marmontel, V, 152-153.) Pourtant M. Comte appuie une théorie très intéressante, que nous verrons dans le chapitre consacré à Molière, sur ce fait que Malherbe se permettait cette licence : « On sait en eiïet que l'alternance, obligatoire dans une suite de vers, cesse de Tétre dans une suite de stances ou de strophes. Malherbe, & lui seul, nous offre une vingtaine de pièces, de toutes les époques de sa vie, où l'alternance n'est pas observée entre deux groupes. >* Comte, les Stances fibres dans Molière, Hachette, 1893. — M. Allais ne serait pas de cet avis. Cf. sa thèse, Malherbe et la poésie française, p. 395, et une note plus détaillée sur le même point, qu'il a fournie à M. Arnould, pour ses Anecdotes inédites, p. 85-87.
1. Cf. Histoire de VAcadémie, éd. Livet, 1, 123-124; Ménage, p. 212-213. — Cf. Allais, p. 188.