A propos de cette strophe
Je me rends donc sans résistance A la merci d'elle et du sort; Aussi bien par la seule mort Se doit faire la pénitence D'avoir osé délibérer Si je la devais adorer. (I, 131.)
Ménage dit : « Notre poète se bldmait lui-même de n'avoir pas fermé le sens au quatrième vers de cette stance, comme il avait fait dans les autres précédentes.* ce que j'ai appris de M. de Racan » (p. 437).
Les groupements de huit vers, sans être complètement rcjctés par Malherbe, sont très rares *. On ne peut citer qu'une stance d'alexandrins :
c c a ée a ée i i ('> 299),
et des couplets en vers de cinq, six, sept et huit pieds :
e a e a ée i ée i (I, 221).
Les strophes de dix vers isométriques sont réservées pour les sujets de premier ordre :
Vers de sept pieds :
e a e a ée ée i ie le i *.
Pour la strophe en octosyllabes, il y a deux formes, différenciées par l'entre -croisement des rimes :
e a e a ée ée i ie ic i ^ eaac i iéeoéeo*
Cette strophe est plus lyrique que les autres, et Malherbe en a tiré des effets particulièrement heureux ^. Son mouvement intérieur est plus simple qu'on ne le suppose généralement : car, outre la division classique en un quatrain et deux tercets, tercets que Malherbe aurait voulu séparer l'un de l'autre par un arrêt ®, il arrive quelquefois, suivant la remarque de Marmontel, que la ponctuation et le sens