‹ L'évolution du vers français au dis-septième siècleChapitre 52 sur 224 · A propos de cette strophe · texte numérisé non relu

A propos de cette strophe

Je me rends donc sans résistance A la merci d'elle et du sort; Aussi bien par la seule mort Se doit faire la pénitence D'avoir osé délibérer Si je la devais adorer. (I, 131.)

Ménage dit : « Notre poète se bldmait lui-même de n'avoir pas fermé le sens au quatrième vers de cette stance, comme il avait fait dans les autres précédentes.* ce que j'ai appris de M. de Racan » (p. 437).

Les groupements de huit vers, sans être complètement rcjctés par Malherbe, sont très rares *. On ne peut citer qu'une stance d'alexandrins :

c c a ée a ée i i ('> 299),

et des couplets en vers de cinq, six, sept et huit pieds :

e a e a ée i ée i (I, 221).

Les strophes de dix vers isométriques sont réservées pour les sujets de premier ordre :

Vers de sept pieds :

e a e a ée ée i ie le i *.

Pour la strophe en octosyllabes, il y a deux formes, différenciées par l'entre -croisement des rimes :

e a e a ée ée i ie ic i ^ eaac i iéeoéeo*

Cette strophe est plus lyrique que les autres, et Malherbe en a tiré des effets particulièrement heureux ^. Son mouvement intérieur est plus simple qu'on ne le suppose généralement : car, outre la division classique en un quatrain et deux tercets, tercets que Malherbe aurait voulu séparer l'un de l'autre par un arrêt ®, il arrive quelquefois, suivant la remarque de Marmontel, que la ponctuation et le sens

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