‹ L'évolution du vers français au dis-septième siècleChapitre 66 sur 224 · CACOPHONIE · texte numérisé non relu

CACOPHONIE

Les mêmes consonnes sont répétées quelquefois jusqu'à la satiété :

Qua conservés ton sang. (X, 98, 54.) A qui combat pour lui. (X, 251, 12.) Qui qu*U soit. (III, 181, 1457.)

Je ne serai qu'à vous, qui que ce soit ^ue j'aime. (VIII, 513, 1201.) N'est que pour qui ne veut que ce qui doit leur plaire. (VI, 508, 874.) Pour peu que vous m'aimiez, aimez mes avantages. (VII, 211, 259.) Tranchez donc celte parf par où Tignominie. (V, 56, 899.) Et sans s'en émouvoir. (IV, 58, 724.) Ravalerait son sang sans élever le mien. (Vil, 497, 819.) Et ce que se promit. (X, 184, 7.) Que suça ce Dieu des batailles. (IX, 9, 4k) ...Tu le sais, et c'est assez t'en dire. Cest par cet intérêt. (VII, 203, 44.)

D'un suc ravissant, D'un suc si gracieux, d'un suc si nourrissant (IX, 22, 275.) Plains-fu tant un moment? (II, 254, 600.) Au sein de ton tuteur, (III, 435, 1139.) Je n'ai pu tant attendre. (Vil, 226, 627.) D'mtant plus tôt en toi. (VIII, 449, 3877.)

La dureté des vers de Corneille a déjà été relevée pard'Aubignac*, par Voltaire, et à juste raison, car il fallait avoir l'oreille bien peu sensible pour laisser subsister des passages aussi peu harmonieux que ceux-ci :

Cléandre entre. (IV, 384, 1809.)

Que Tespérance a de quoi croître. (VIII, 608, 619.)

Déesse, quels encens.... (VI, 284, 668.)

Gomme rien n'eût été plus facile que de mettre « quel encens », on peut en conclure que Corneille n'avait pas de scrupules sur la mélodie

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