‹ L'évolution du vers français au dix-septième siècleChapitre 126 sur 247 · II, 426, 3. — Cf. Littré, Remarque · texte numérisé non relu

II, 426, 3. — Cf. Littré, Remarque

A. V, 487, 32. D'après la note, cette orthographe figure dans Remy Beileau.

5. II, 135, 1. Cette prononciation vieillissait déjà au temps de La Fontaine. — Cf. Thurot, I, 448.

6. Éd. M.-L., I, 104. — Cf. Thurot, I, 109 et 112 : « On peut fort bien rimer le mot pied et ses composés avec la terminaison en ié masculin par diphtongue. Voire peut-être y convient-il mieux qu'ici, pour ce qu'ordinairement ce (/ final se prononce fort peu, si ce n'est qu'on le rime avec les autres où il le faut exprimer. » (Lanoue, 1696.)

7. VIII, 103, 23. — Cf. ChifOet (1659), dans Thurot, II, 348 : « sine, assiner et les autres qui viennent du verbe signer. >• Cf. La Fontaine :

Des champs heureux qu'assine à ses élus. (V, 386, 27.)

De même, s'il met à la rime le p/iéhé (V, 298, 113), ce n'est pas nue insupportable licence pour \e plie'bus; c'est simplement un mot rare. — Cf. Littré.

8. VIII, 298. Cf. Thurot, H, 490, note 1 : « Templery prétend que M. Chapelain soutenait une fois dans l'Académie qu'il fallait dire Vulcan en vers et Vulcahi en prose. » La Fontaine écrit du reste, dans le corps d'un vers, oii la forme est indifTérente :

La peine de Vulcan se voit représentée. (VIII, 207.)

Il n'y a pas non plus de licence de prononciation dans La Fontaine, pour la bonne raison qu'il n'y a pas alors de prononciation officielle qui s'impose, la Cour ne prononçant pas comme la Ville, qui n'adopte pas toutes les prononciations de province, et les grands poètes de la première moitié du siècle, Corneille, Molière et La Fontaine, se reconnaissant le droit de conserver certains pro- AÏncialismes.

C'est à ce titre que La Fontaine croit pouvoir légitimement élider ïe du pronom le : d'après Hindret en effet, « le relatif le se prononce comme un è ouvert après un impératif, anwyez-lal el non anvoyél... comme on dit dans la plupart des provinces ' ». C'est bien conformément à l'usage de la province qu'il faut prononcer ce mot dans tous les cas suivants :

Meltons-le en notre gibecière. (I, 373, 10.) Voyons-le avec Ésope en un sujet semblable. (II, 3, 17.) Ça, ça, galons-le en enfant de bon lieu. (V, 370.) Allez; et vous, Timandre, arrachez-le à ces lieux. (VII, 268, 263.) Empêchons-le au moins de paraître. (VU, 270, 295.) Soyez-le, on y consent. (VII, o82, 307.)

Vains et trompeurs démons, rendez-le à mon amour. (VII, 546, 635.) Considérez-le en ce coin. (VIII, 296.) Du litre de clément rendez-le ambitieux. (VIII, 3o8, 51.)

On pourrait même citer un cas plus curieux encore, si Ragotin pouvait être de La Fontaine :

.... Et d'où vient? Apprenez-le :

Sachant que le Destin poursuivait Isabelle ^.

Pour les licences de syntaxe, la seule manière d'étudier cette question consisterait à faire toute une étude sur la syntaxe de La Fontaine. Mais il est inutile de refaire ce qui a été bien fait. Je me contenterai donc de renvoyer à l'introduction grammaticale du Lexique de notre poète dans l'édition Régnier. Du reste, lorsque l'on compare les différentes grammaires de nos grands écrivains, on constate entre elles une ressemblance qui va presque jusqu'à l'identité, l'originalité de leur style tenant en général à des différences

Page 1