‹ L'évolution du vers français au dix-septième siècleChapitre 194 sur 247 · Le Rythme poctit/ue, p. G · texte numérisé non relu

Le Rythme poctit/ue, p. G

3. La Poétique Tiouvelle, préface, p. vu, viii. i. Le Caractère de V enfant h V homme, p. 29 i.

b. L'Art au point de vue sociologique, p. 314, 315. (i. Boiieau grinça des dénis; je lui dis : Ci-devaut, Silence!

{Contemplations, 1, 31.)

lions familières : « Boileau, considéré comme écrivain, n'a pas déplus grand admirateur que Victor Hugo. J'ai passé quelque temps à Guernesey, raconte M. Stapfer, et j'ai eu plusieurs fois le plaisir d'entendre Victor Hugo louer l'auteur de l'Art poétique en fort bons termes. Je vous assure que c'est un spectacle touchant que de voir le glorieux général de l'armée romantique s'incliner avec respect, j'ai presque dit avec déférence, devant le vieux Despréaux, s'animer pour sa défense quand on l'attaque, et réciter par cœur des vers du Lutrin ou Aes Épîtres 3i\ec... admiration'. »

Lamartine, qui se montre souvent très dur pour Boileau -, et qui, en sa qualité d'ami des femmes en général, d'amant de quelques-unes en particulier, n'a pas le droit de pardonner à Boileau la satire X ^, Lamartine est obligé de reconnaître en lui « le poète par excellence des esprits ingénieux, mais médiocres, qui n'ont pas d'ailes ^ », c'està-dire, en somme, le poète, non pas même de la foule, ce qui serait déjà quelque chose, mais d'une minorité, sinon d'une élite. Il va même jusqu'à le préférer à La Fontaine, ce qui, nous le savons, n'est peut-être pas un très vif éloge, pour l'auteur des Méditations °; ce qui est plus significatif, Lamartine égale Boileau à Racine : après avoir cité quelques vers de l'épître au Roi *, il ajoute : « Si on lisait ces vers admirables dans une scène de la tragédie de Britannicus, un des chefs-d'œuvre de Racine, qui pourrait distinguer entre le

1. Les Artistes juQps et parties. Causeries parisiennes, p. 18, 19.

2. " Un homme d'achoppemement » (C'owrs, III, 242). « L'inexplicable influence de Boileau sur les leUres françaises ■> (p. 256). .. Ce n'était point un homme de chant, c'était un homme de chuchotement ingénieux et à voix basse, ou plutôt à peine était-ce un homme » (p. 257). « Boileau, l'habile aligneur de vers travaillés au marteau et à la lime, le calqueur patient des choses incalquables de l'antiquilé, le janséniste de la religion comme du style» (p. 266).

3. « La dixième, contre les femmes, est une déclamation d'écolier qui ne mérite pas d'être lue. Il n'appartient pas à un poète sans passion de parler des femmes. Le seul juste jugement des femmes, c'est l'amour; qui ne les adore pas ne les connaît pas. » (Ibid., p. 294.)

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