‹ L'évolution du vers français au dix-septième siècleChapitre 195 sur 247 · lôicl., p · texte numérisé non relu

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5. Après avoir cité le plus beau passage de l'Épître V, à Guilleragues, il ajoute : « Y a-l-il dans La Fontaine des vers supérieurs en philosophie épicurienne"? Y en-a-t-il d'aussi riches en images appropriées au sens, et d'aussi vibranls d'harmonie? Ne sont-ce pas là des médailles de style poétique qu'on ne trouverait, en aussi grande abondance, dans aucun écrivain de tous nos siècles français"? >■ {Ibid., p. 298.)

6. En vain aux conquérans L'erreur parmi les rois donne les premiers rangs. Entre les grands héros, ce sont les plus vulgaires.

Chaque siècle est fécond en heureux téméraires, etc. (É. I, 95-115.)

style poétique de Boileau et le style de Racine? L'épîlre ici est égale à la tragédie, et les deux écrivains amis sont, dans des ordres de poésie différents, au même niveau de diction poétique \ » Enfin, suprême éloge, il accorde à Boileau la supériorité du maître sur l'élève, même lorsque l'élève doit dépasser le maître : « Racine était son plus bel ouvrage. Le disciple et le maître doivent être confondus

dans la mémoire de la postérité Boileau fit Racine ^ » N'y a-t-il

pas, dans cette dernière assertion, quelque candeur? Le critique n'aurait-il pas gardé, de son ancien métier de poète, un peu trop d'imagination? Et pourtant Lamartine n'est pas seul à avancer cette idée surprenante, puisqu'un des bons juges contemporains, M. Brunetière, voit également en Racine l'élève de Boileau ^; puisque, pour remonter le cours des temps, d'Alembert avait déjà souligné tout ce que Racine devait à son ami *; puisque, d'après l'abbé du Bos, Racine reconnaissait qu'en effet Despréaux lui avait rendu un signalé service en l'initiant aux secrets de leur art^; puisqu'enfin, au témoignage de Brossette, Boileau aimait à faire remarquer qu'il avait appris à Racine à faire péniblement des vers faciles''. C'est ce qui nous reste à examiner.

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