‹ L'évolution du vers français au dix-septième siècleChapitre 232 sur 247 · Vi'islficalion française, p. 10, "I · texte numérisé non relu

Vi'islficalion française, p. 10, "I

REJETS ET ENJAMBEMENTS. 4o9

admet, chez les petites gens, les divertissements grossiers qu'elle se refuse à elle-même.

Je ne citerai ({ue les cas où dans ses tragédies, voire dans ses meilleures, Racine a cru ne pas déroger en pratiquant l'enjambement : il l'emploie même assez souvent, puisqu'on en pourrait citer <'n tout une centaine :

Non, de quelque douceur que se flatte votre àme,

Vous n'êtes qu'un tyran. — Je le vois bien, Madame. (I, .'i73, 109i.)

Honteux d'avoir poussé tant de vœux superflus,

Vous l'abhorriez; enfin vous ne m'en parliez plus. (II, i2, 30.)

Ses yeux s'ouvraient, Pylade; elle écoutait Oreste,

Lui parlait, le plaignait. Un mot eût fait le reste. (Il, 7.S, TiO.j

Soit qu'ainsi l'ordonnât mon amour ou mon père,

N'importe; mais enfin réglez-vous là-dessus. (II. 100, liOo.)

Non : je la crois, Narcisse, ingrate, criminelle.

Digne de mon courroux; mais je sens malgré moi.... (II, .'iOO, 937. j

L'aimable Bérénice entendrait de ma bouche

Qu'on l'abandonne! Ah! Reine, et qui l'aurait pensé? (II, iU, 837.)

Mais pour vous épargner une injuste prière,

Adieu : Je vais trouver Roxane de ce pas,

Et je vous quitte. — Et moi je ne vous quitte pas. (Il, ijl'i-, 760.)

Déjà sûr de mon cœur à sa flamme promis.

Il s'eslimait heureux : vous me l'aviez permis. (^Ill, 212, 1210.)

Il soutient qu'Aricie a son cœur, a sa loi, [dll, 373, 1188.)

Qu'il l'aime. — Quoi, Seigneur? — Il l'a dit devant moi.

Je l'ai trouvé couvert d'une affreuse poussière.

Revêtu de lambeaux, fout pâle. Mais son œil. (III, i93, i39.)

Auras-tu donc toujours des yeux pour ne point voir, [(III, 011, 107.)

Peuple ingrat? Quoi? Toujours les plus grandes merveilles.

Comme votre fils? — Oui.... Vous vous taisez? — Quel père

Je quitterais! Et pour.... — lié bien? — Pour quelle mère.

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