‹ L'évolution du vers français au dix-septième siècleChapitre 234 sur 247 · Thurot. II · texte numérisé non relu

Thurot. II

Je n'irai pas jusqu'à prétendre que Racine s'est toujours interdit les licences : en voici deux exemples certains :

Semble s'être assemblé contre nous par hasar :

Je veux (lire la brigue et l'éloquence. Car. (H, 207. 729. i

Vous connaissez, Madame, et la lettre et le aein.

Du cruel Amurat Je reconnais la main '.

Mais ces cas sont bien rares, et il faut s'armer d'une loupe pour découvrir de pareilles fautes ^, qui sont du reste insignifiantes, puisqu'à l'audition elles disparaissent, et ne sont perceptibles ([ue pour un lecteur. Aussi Racine n'a-t-il pas hésité à rétablir en 1687 les lettres qu'il avait d'abord supprimées par un scrupule à la Malherbe ^ Tl n'attache d'importance à ces questions d'orthographe que lorsqu'elles intéressent la prononciation ''.

C'est ainsi qu'il imprime les mots en oi, comme ronnoHre, etc., avec leur orthographe habituelle dans le corps du vers où les questions de prononciation sont moins importantes, et avec une orthographe phonéticpie à la rime '.

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