‹ L'évolution du vers français au dix-septième siècleChapitre 235 sur 247 · Je sais que votre cœur se fait quelques plaisir · texte numérisé non relu

Je sais que votre cœur se fait quelques plaisir

De me prouver sa foi dans ses derniers soupirs. (Il, 512, CJo.j

« On ne doutera pas que ce ne soit la rime qui amène ici ce pluriel, quelques plaisirs. Mais notre langue était assez abondante pour fournir un autre tour, et Racine assez ingénieux pour le trouver. Je répondrai à ceux qui m'accuseraient de m'arrêter sur des bagatelles, que l'Académie, dans ses Sentiments sur le Cid, s'arrêta pareillement sur ces deux vers de Corneille :

Quelle douce nouvelle à ces jeunes amants! Et que tout se dispose à leurs contentement.?!

il ont été mieux, à leur contentement, dit l'Académie. Et moi, dans un cas •MK'ore moins favorable, que dis-je autre chose? » (D'Olivet, p. 304.)

3. « Dans ses premières éditions il fait rimer e7e/u/«rs avec épars {\, 544, 452); tribus pour tributs, avec vertus (I, 531, 155). Puis il se corrige. L'éditeur a donc eu raison de dire : « En résumé, on voit que Racine, dans son orthographe, n'a pour ainsi dire rien qui lui soit propre et personnel. Il suit la coutume, moins uniforme de son temps qu'au nôtre, adopte les modilications qui peu à peu s'introduisent, et ne s'obstine point dans les habitudes de sa jeunesse. »

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