RÈGLE IV
Aussi semble-t-il se préoccuper fort peu de l'exactitude de la rime pour l'œil. Lorsque le son final du premier vers a un analogue suffisant dans le suivant. Corneille ne s'inquiète pas de l'identité, ni même de la similitude des lettres qui constituent une rime. C'est ainsi qu'il fait rimer :
Pour le son an : rangs et différents (X, 199, 71); encens et puissants (V, 355, 8/i9); combattans et temps (11, /i57, /i55); puissante et exempte (IX, 333, 2);
Pour le son é : effet aA'ec fait (X, /iO, 6/i); avec forfaits (IX, 597, 16); valets ai palais (V, 96, 1798); laid a^ec valet (II, liQb, 615); avec collet (II, 9/i, 1431); jamais avec ^e la mets (IV, Zi69, 998) ;
Pour le son èr : air avec accorder (IV, 305, 290); avec parler (IV, 237, 1751, etc.); chair avec approcher (YIII, 120, 157/i); avec cher (IX, 536, 18);
Pour le son ein : seing et dessein (I, 290, 2l^^)^,
Pour le son es : Grèce avec tendresse (VI, 138, 87);