II, 315, 111; cf. II, 66, 901; 287, 1226; 352, 23o
Pour le son ètte : Aœte avec sujette {VI, 267, 253); avec défaite (VI, 267, 2i5); adroite et retraite (VII, 30, ■ô'21);fai faite d.\QC je la répète (IV, 350, 1178) ;
Pour le son être : être avec connoître (VI, 284, 672); avec croître (V, 17, 12); prêtre ds^z paroi tre (Vlil, 591, 263, etc.); renaître avec croître (VI, AU, 1158);
Pour le son euil : cercueil et deuil {\\, 292, 70);
Pour le son i : fis et Memphis (IV, /430, 37) ; Jésus-Christ avec Saint-Esprit (IX, /iSO, 18) ;
Pour le son o : /?o/.s et propos (X, 28, 81);
Pour le son 0)i : prompt el front (IV, U87, 1^02, de.) ; prompte avec Géronte (IV, 186, 850); avec Ao;2/e (VI, 289, 800).
ïl en est de même pour le son oué écrit ois, comme nous l'avons vu dans l'étude sur Malherbe : c'est ainsi que Corneille fait rimer françois avec poids (IV, 297, 177); avec e/w2> (X, 87, 2); harnois avec fois (III, Vkh, 711); lois et parlais (II, /i/i9, 291); maladroit avec entreprendrait (II, 128, 31, etc.); monnoie avec renvoie (I, /i08, 173); ?'o?> et .?«ro?'.v (VIII, 165, 2490).
C'est en vertu de la même prononciation qu'il fait rimer la finale oître, prononcée ouètre, avec le son attire : cloître avec connaître (VIII, 120, 1585); connoître avec repaître (IX, 442, 898), croître avec c^/re (V, 17, 12); avec maître (VI, 427, 1517).
Quelquefois cette pauvreté de la rime pour l'œil n'est pas compensée par la richesse pour l'oreille; et l'assonance, est insuffisante, lorsque le lecteur cherche en vain dans la syllabe accentuée de la fin une voyelle commune ou les mêmes consonnes. C'est ainsi que, pour le son a, nous trouvons : tnal rimant avec Grimoald (VI, 34, 345);
Pour le son è : souhait avec 7iet (X, 159, 28); effets avec paix (X, 277, 355); palais avec promets (V, 586, 1701);
Pour le son i : revit avec David (IX, 185, 20).
Cela nous fait prévoir que Corneille se montrera également très accommodant, au sujet de la rime riche, pour toutes les questions d'oreille.