IV, 162, 391. — Cf. Voltaire, I
chercher (II, 187, J16S); détacher (Vil, /ill, 763); empêcher (II, 395, 1096); fâcher (II, 98, 1491); reprocher (I, 280, 91); rocher (VI, 318, l/i85); toucher (III, 550, 1361); trébucher (VIII, 33/i, 15Zi/i); c/«/r et aveugler (II, 510, 1384); enfer avec <?7o?/y7(?r (VIII, 667, 1820, etc.); avec triompher {\\\, 564, 1654); /^;- et triompJier (IV, 484, 1350); //er et héritier (V, 572, 1377); ??z^r avec abîmer (IX, 51, 793); avec aimer (V, 340, 555, etc.); avec animer (V, 378, 1381); avec r/r;;?^/" (X, 333, 1); axac charmer (V, 357, 885); avec enfermer (VIII, 345, 1760); avec en/lammer (VIII, 269, 191); avec ramer (IV. 50, 544).
Peut-être Corneille mettait-il quelque fierté provinciale à écrire et à conserver ces rimes normandes si nombreuses, de même que Montesquieu s'étudiait à garder, par vanité locale, son accent gascon.
A coup sûr, pour presque tons ces exemples, nous constatons que ces rimes en somme sont suffisantes, vaille que vaille, et nous savons exactement sur quel son elles riment. La chose est un peu plus délicate pour d'autres consonnes, par exemple pour les rimes en aie et en ile. Nous avons vu que cette rime est condamnée par Malherbe lorsque les // sont mouillées dans un des deux mots et non pas dans l'autre, ou lorsqu'un mot en ille rime avec un autre en ile. On en trouve pourtant dans Corneille des cas assez nombreux, sans pouvoir du reste établir toujours exactement la prononciation du mot. Ainsi Camille rime avec tranquille, et nous savons qu'au milieu du xvii*^ siècle on prononçait tranquile *. Mais Camille ne se prononçait-il pas encore à ce moment, comme au milieu du xvi' siècle, Camile -? On serait tenté de le penser à voir Corneille faire rimer ce nom avec cirile i\\, 593, 425); fan'le (VI, 584, 209); inutile (VI, 579, 97); utile (VI, 603, 673); ville (III, 293, 264).
Il en est de même pour les noms communs : vacille rime avec difficile {\\\\, 416, 3200); avec fertile (IX, 8, 18). Mais ce mol se prononçait encore vacile à la fin du xvii* siècle ^. On ne peut donc constater là qu'une faiblesse pour l'œil, mais non une faute contre l'oreille.
Pour les consonnes finales, la chose est encore plus délicate; et je
1. VI, oDO, 357; G33. 1341; 657. 1829. — Cf. Tluirot, 11, 381.