Thurot, II
2. Darmesleter, Cours de grammaire historique, p. 148-149. C'est seulement en effet dans le corps du vers, et, à la fin du vers, pour les rimes normandes, qu'il y a, comme nous l'avons remarqué dans Maiherije, une tendance à faire sonner toutes les consonnes, mais en déclamant seulement.
A coup sûr, que ces rimes fussent exactes, en faisant entendre, ou non, dans les deux cas, la sifflante finale, il faut admettre que, dans un cas comme dans l'autre, l'oreille était satisfaite.
La conclusion de toutes ces remarques est que Corneille n'accepte pas la cinquième règle de Malherbe, comme trop étroite pour les dimensions d'une tragédie, et convenable tout au plus pour les courtes pièces. Sans vouloir s'astreindre à la rime riche, il néglige presque absolument l'exactitude de la rime pour des lecteurs, et se contente de rimer pour les auditeurs, d'une façon très suffisante pour une oreille peu exigeante, qui se contenterait d'une bonne assonance, et ne réclamerait pas la consonne d'appui.