‹ L'évolution du vers français au dix-septième siècleChapitre 92 sur 247 · Observations, reproduites dans Corneille, XII, 4S · texte numérisé non relu

Observations, reproduites dans Corneille, XII, 4S

2. « L'observateur reprend mal cet endroit en ce qu'il dit qu'il y a quelque consonnance d'essai avec générosité, car il n'y en a point. » {Sentiments, dans Corneille, XII, 486.)

Je laisse de côlc les vers léonins rimant sur le son é, quoique leur nombre soit prodigieux, parce que cette rime étant déjà assez peu sonore à la fin du vers devient tout à fait imperceptible au milieu. Je ne parlerai donc pas des cas semblables à ceux-ci :

Un crayon imparfait de leur sanglante paix. (111, 394, 204.) Soit Jason, soit Orphée, ou les fils de Borée. (VI, 337, 1946.)

Peut-être, pourtant, pourrait-on tenir compte des très nombreux exemples où le son è est précédé d'une voyelle ou d'une consonne d'appui :

Tu le vois à mes pieds pleurer, gémir, prier. (V, 63, 1085.) Ce chagrin inquiet pour se justifier. (VI, 172, 892.) Si Doris me voulait, toute laide qu'elle est. (1, 149, 112.) Ils le suivront de près et j'ai tout préparé. (IV, 492, 1501.) Et ton ardeur croissait plus je te trahissais, (II. 290, 1297.) Tâchons de la goûter. Seigneur, en sûreté. (VII, 66, 1437.)

Je n'insisterai cependant que sur les rimes léonines sonores, qui présentent un peu plus de deux cents cas, très significatifs, puisque l'on rencontre souvent des voyelles ou des consonnes d'appui, grâce auxquelles la fin du vers rime plus richement avec l'hémistiche qu'avec l'autre rime :

J'enverrai tout à bas, puis après on verra. (II, 92, 1391.) Et comme il te plaira, daigne étendre le bras, (IX, 413, 139.) Soutiens-moi, Fabian, ce coup de foudre est grand. (III, 306, 407.) Veut punir sur le sang de ce fils innocent. (VI, 32, 737.) Vois les chemins de l'air qui me sont tous ouverts. (II, 417, 1568.) Que les hommes en terre apprennent à se taire. (Vlll, 369, 6384.) L'objet où vont mes vœux serait digne d'un dieu. (V, 23, 146.) Vous revoir en ce lieu m'en persuade mieux. (IV, 364, 1436.) Laisse-les, grand vainqueur, punir à leurs fureurs. (X, 283, 440.) Ce que chacun en dit ne m'a que trop appris. (I, 144, 27.) Lorsqu'en dépit de lui je suis ce que je suis. (VI, 596, 493.) Quoi! trahir mon ami"? L'amour rend tout permis. (III, 417, 733.) Ne me fais plus rougir d'entendre tes soupirs. (111, 338, 1274.) Comme vos Tyriens passent pour Africains. (VI, 482, 221.) Comme au son du pipeau tressaillent les troupeaux. (IX, 313, 22.) Qui, rejetant d'un roi le nom plus que les lois. (Vil, 242, 1001,) De ces inventions chacune a sa raison, (IV, 193, 996,) Écoute. Nous parlions des dames de Lyon. (IV, 356, 1267.) Et même ces raisons sont-elles de saison, (II, 132, 116.) C'est toi, c'est ton vrai corps, arbitre de mon sort, (Vlll, 396, 348.) Le ciel n'a point encor par de si doux accords, (IV, 66, 947.)

Pour en venir à bout, c'est trop peu que de vous. (III, 186, 1564.) Qu'un si triste secours défend mal de l'amour. (VII, 85, 1841.) Celui-ci, qu'en dis-tu? L'ouvrage en est confus. (II, 24, 116.) Je veux et ne veux plus, sitôt que j'ai voulu. (II, 195, 1336.)

Il existe, on le sait, une autre catégorie de vers léonins, ceux qui riment deux par deux, à l'hémistiche. Je ne tiendrai pas compte de ces cas, lorsque, les hémistiches rimant, les vers ne riment pas entre eux, c'est-à-dire lorsque le phénomène à étudier ne figure pas dans un distique à rimes masculines ou féminines. Car, en pareil cas, la rime léonine, visible pour l'œil, n'est pas très sensible pour l'oreille, ce qui lui enlève tout intérêt.

Ainsi, dans les exemples suivants :

Mais une juste peur tient mon àme effrayée :

Si, jaloux de mon heur, et las de commander, etc. (III, 4H, 610.)

C'était désavouer ce généreux silence

Qu'au péril de mon sang garda mon innocence.

Et perdre, en vous forçant à ne plus m'estimer. (IV, 381, 1755.)

un auditeur non prévenu aurait grand peine à découvrir des vers léonins. Je ne connais qu'un seul cas où la rime léonine soit beaucoup plus sensible que la rime de la fin du vers, et force, pour ainsi dire, à couper les vers de Corneille autrement que le poète ne l'a fait lui-môme :

Et toutefois, hélas!

Je te haïrais peu, si je ne t'aimais pas. Mais parle, et, si tu peux, montre quelque innocence. (VI, 288, 770 )

L'oreille perçoit plutôt les deux vers suivants :

Et toutefois, hélas! je te haïrais peu,

Si je ne t'aimais pas. Mais parle, et, si tu peux,

Montre quelque innocence.

Nous pouvons négliger cette singularité, et ne tenir compte que des cas qui se présentent dans des distiques, à rimes masculines d'abord.

Les exemples en sont fort nombreux. On remarquera que souvent, môme lorsqu'il n'y a pas de consonne d'appui, les deux hémistiches riment beaucoup plus richement que les fins de vers :

Et sous quelque climat que me jette le sort,

Par maximes d'État je me fais cet effort. (II, 343, 31.)

Plus tu lui donneras, plus il te va donner,

Et ne triomphera que pour te couronner. (III, 387, 31.)

l'évol. du vehs fr. 10

J'ai voulu, mais en vain, me conserver pour toi,

Et te donner moyen d'être digne de moi. (III. 429, 1028.)

Si le mien est trop grand pour le dissimuler,

N'est-il point de tourments qui puissent l'égaler. (V, 49, 726.)

Sous l'horreur des tourments je crains de succomber.

Qui marche assurément n"a point peur de tomber. (III, .519, 676.)

Quand sur terre et sur mer vos combats obstinés

Brisaient les rudes fers à vos mains destinés. (X, 262, 164.)

Ces rivaux généreux au temple se sont vus.

Ah! Pauline! mes vœux ont-ils été déçus. (III, 523, 768.)

C'est en séchant vos pleurs que vous vous montrerez

La véritable sœur de ceux que vous pleurez. (III, 358, 1770.)

Je vois pour tout appui de mes plus hauts efforts

Le néant où je suis, et le rien d'où je sors. (IX, 424, 420.)

Aux cendres d'un mari, tous mes feux réservés

Lui rendent les mépris que vous en recevez. (VI, 29, 233.)

En te faisant mon roi, c'est trop me négliger.

Que te laisser sur moi père et frère à venger. (IV, 493, 1522.)

Avec le même front, avec la môme ardeur,

Il terrassa dOthon la superbe grandeur. (X, 2U, 255.)

Mais espérez encor : je vole à son secours,

Et vais forcer le sort à prendre un autre cours. (V, 351, 763.)

Si vous avez pu tout sur moi, sur mon amour,

Que je puisse sur vous quelque chose à mon tour. (III, 532, 971.)

Mais combien a-t-on vu de princes déguisés

Signaler leur vertu sous des noms supposés. (V, 421, 51.)

Malgré la sonorité des rimes léonines, l'oreille, ayant à choisir, dans tous les passages que je viens de citer, entre deux rimes masculines, est guidée par le contexte, et continue à percevoir le milieu et la fin des vers. La difficulté grandit pour les distiques terminés par des rimes féminines : on distinguerait plus volontiers un quatrain qu'un distique dans tous les cas suivants * :

Tu me quittes, ingrat, et le fais avec joie;

Tu ne la caches pas, tu veux que je la voie. (III, 545, 1 248.)

Ses fleuves teints de sang et rendus plus rapides

Par le débordement de tant de parricides. (IV, 27, 5.)

Pour se fortifier elle y trouve des armes.

Pour se purifier, elle y trouve des larmes. (VIII, 119, 1566.)

Je t'encouragerais au lieu de te distraire;

Et je le traiterais comme j'ai fait mon frère. (III, 308, 604.)

Et mêlant à ces traits l'effort de ton génie.

Fais revoir en portrait celte illustre baimie. (X, 119, 65.)

Et que cette rigueui- dont votre amour l'accuse,

1. Nous verrons à la fin de ce chapitre qu'on peut pourtant invoquer une circonstance atténuante pour ce défaut.

Ne donne point ailleurs ce qu'elle vous refuse. (\, 21, 100.)

Et comme il est ici le chef de la noblesse,

Mon père fut ravi qu'il me prît pour maîtresse. (III, i96, 210. j

Ordonnez donc enfin ce qu'il faut que je fasse.

S'il faut partir demain je ne veux qu'une grâce. (VII, 270, 1647.)

Elle aime à se tenir dessous la discipline,

Jamais avec plaisir sur aucun ne domine. (VIII, 533, 5060.)

Si je condamne en roi son amour ou sa haine,

Vous devez comme moi les condamner en reine. (VI, 147, 317.)

Que du perfide Othon il demande la tète :

La consternation calmera la tempête. (VI, 643, 1350.)

D'avoir des passions si peu mortifiées,

Des inclinations si mal purifiées. (IX, 396, 1339.)

Que faut-il dire encor, Félix? Je suis chrétienne!

Affermis par ma mort ta fortune et la mienne. (III, 568, 1744.)

Sous vous l'Etat n'est plus en pillage aux armées;

Les portes de Januspar vos mains sont fermées. (III, 409, 554.)

11 existe également dans Corneille des distiques où les hémistiches riment à la fois entre eux el avec la tin du vers :

L"argent était touché, les accords publiés.

Le festin commandé, les parents conviés. (IV, 290, 14.)

Le peuple est mutiné, nos amis assemblés,

Le tyran effrayé, ses confidents troublés. (V, 184, 662.)

Et si quelques effets peuvent justifier..,.

Eh bien! qu'êtes-vous prêt de lui sacrifier. (VI, 391, 686.)

Remarquons du reste que dans tous ces exemples, les assonances sont en é, que la rime est plus riche à la fin du vers qu'au milieu, ayant à la fin une voyelle ou une consonne d'appui.

Au contraire on trouve de véritahles rimes à l'hémistiche dans un certain nombre de cas où il y a trois vers léonins à la fde et même plus ;

Où vous fûtes forcé par tant d'indignités.

Tous nos vœux ont été pour vos prospérités;

Que comme il vous traitait en mortel adversaire. (IV, 64, 889.)

Mes soins avec le temps pourront tarir ses larmes.

Seigneur, d'un mal si grand, c'est prendre peu d'alarmes.

Placide est violent. (V, 95, 1777 )

Adieu, trop vertueux objet, et trop charmant.

Adieu, trop malheureux et trop parfait amant.

Je vous ai plaints tous deux, j'en verse encor des larmes. (III, 513, 571.)

Et cette vieille erreur que Cinna veut abattre

Est une heureuse erreur dont il est idolâtre.

Par qui le monde entier, asservi sous ses lois,

L'a vu cent fois marcher sur la tête des rois.

Son épargne s'enfler du sac de leurs provinces. (III, 408, 330.)

Pour venger un affront tout semble être permis,

Et les occasions tentent les plus remis.

Peut-être, et ce soupçon n'est pas sans apparence. (III, 333, 1040.)

Nous avons déjà vu, à propos de Malherbe, quel inconvénient capital présente le vers léonin, môme dans les alexandrins, où la régularité de la coupe permet pourtant de se retrouver à peu près. L'oreille est bien plus gênée encore, lorsque l'on écoute des vers libres ou lyriques, c'est-à-dire de mesures différentes. 11 est certain que la rime léonine coupe, en deux vers de six syllabes, les alexandrins qui suivent :

Suivez le roi, mes sœurs; vous essuierez ses larmes,

Vous adoucirez ses douleurs :

Et vous raccableriez d'alarmes.. . (VII, 316, 733.)

Si vous m'imposiez cette loi Qu'il fallût faire un choix pour ne pas vous déplaire. (VII, 319, 804.)

Et soudain du plus haut des cieux Le royaume de Dieu descendra dans Ion âme. (VIII, 177, 14.) Et parmi les tourments, ce qu'il eut de courage, Fut un prix avancé de son détachement. (Vill, 222, 943.)

Et nous inspire des ardeurs.

Digne et saint précurseur, qui nous rendent capables

De chanter tes grandeurs. (IX, 344, 3.)

11 reste maintenant à chercher le pourquoi de toutes ces singularités, d'autant plus singulières que Corneille en a corrigé quelques-unes. Ainsi, il avait mis d'abord :

Jaloux et furieux, tu partis de ce lieu.

En 1633 il se corrige :

Furieux, enragé, tu partis de ce lieu. (I, 240, 1630.)

D'un autre côté il en a laissé subsister un fort grand nombre, où la plus légère inversion suffisait à rendre le vers tout à fait régulier :

Fison peut cependant amuser leur fureur,

De vos ressentiments leur donner la terreur. (VI, 646, 1620.)

Un monarque le veut; mon père en est d'accord.

Vous devez, pour tous deux, vous faire un peu d'effort. (VI, 630, 1700.)

A l'esprit comme au corps font sentir leurs atteintes.

Et dedans et dehors ie porte les empreintes. (VIII, 317, 3293.)

Rien n'eût été plus facile que de mettre :

Cependant Pison peut....

Pour tous deux vous devez....

El dehors et dedans....

Surtout il faut insister sur le nombre de ces cas. H est tel qu'on pourrait un instant se demander si Corneille n'a pas cherché là un procédé pour renforcer la sonorité de ses vers, pour frapper ainsi plus fortement l'esprit, ou même si, obéissant à ses instincts de poète, il n'a pas introduit, à son insu, quelques effets d'harmonie imitalive *. Mais la chose est improbable, car eu ce cas il les rechercherait plus encore qu'il ne fait. Or nous le voyons passer pour ainsi dire indifféremment à côté d'une occasion : il met, par exemple :

Qu'elle meure, il suffit. — Oui, sans plus de demeure. (V, 45, 631.)

Alors qu'il aurait pu si facilement faire un vers léonin, s'il l'avait voulu :

Il suffit qu'elle meure. — Oui, sans plus de demeure.

Il serait difficile d'admettre qu'il en faisait sans s'en apercevoir. La raison vraie m'échappe : un seul fait est incontestable : c'est que Corneille a négligé cette sixième règle de Malherbe, comme toutes les autres sur la rime.

Peut-être la multiplicité de ses vers léonins, très condamnable chez un auteur qui, méprisant l'hémistiche ou les césures régulières, n'a plus que la rime pour faire sentir fortement la fin du vers, estelle toute naturelle chez un poète aussi respectueux de l'hémistiche ^ Chez Corneille, le vers léonin ne fait pas évanouir le vers, parce que la césure est très régulière.

1. Même quand c'est un procédé voulu, on en peut tirer de bien jolis effets. On connaît ces vers si curieux de M. Haraucourt :

Les vagues deux à deux roulent leurs vocalises. Comme des voix d'enfants dans le chœur des églises. Lentement, doucement, leur calmant bercement Mêle à l'âme des vents un cantique endormant. Leurs baisers sur le sable ont la monotonie D'une religieuse et longue litanie.

2. Remarquons à ce propos que dans les vers léonins rimant par hémistiches dans des vers à rimes féminines, on pourrait prétendre qu'il n'y a pas de défaut proprement dit, parce que, le contexte indiquant bien clairement qu'il ne s'agit pas de vers de six pieds, mais d'alexandrins, l'oreille perçoit très bien la fin du vers, peut-être môme mieux que dans les autres vers, car l'hémistiche étant très marqué par la rime léonine, l'oreille est encore plus sûre de l'endroit du vers où on se trouve.

La Césure.

Avant de voir par le détail avec quel scrupule Corneille s'est conformé à la doctrine de Malherbe sur la césure, il n'est pas inopportun de rapporter brièvement les différentes théories qui ont été émises sur cette question.

Au xvii^ siècle d'abord, nous trouvons très nettement résumée par Port-Royal l'opinion courante sur ce point, opinion née de la réforme de Malherbe, et de son acceptation par Corneille : « La césure est un repos qui coupe le vers en deux parties, dont chacune s'appelle hémistiqiie, c'est-à-dire demy vers. Dans le vers de douze syllabes ce repos se fait après les six premières :

Comme on voit un rocher — dont l'orgueilleuse teste Ne peut plus résister — aux coups de la tempeste.

« Il n'est pas nécessaire que le sens finisse à la césure, comme il n'y finit pas en ce vers :

Tu fendis de la mer — les inconstantes plaines, On vit les Aquilons — retenir leurs haleines.

« Mais il faut premièrement qu'on s'y puisse reposer, ce qu'on ne pourroit pas faire, si elle finissoit par des particules semblables à qui, je, etc., tel que seroit ce vers :

L'éternel Seigneur qui — créa la terre et l'onde.

« Ou celuy-ci, qui a été fait exprès pour exemple d'une mauvaise césure :

Et souvent je — fais faute à la césure.

« Le sens continuant après la césure, il faut qu'il aille au moins jusques à la fin du vers, et non pas estre rompu avant la fin comme en ces vers de Bartas :

Puis qu'ils sont de la main — de cet ouvrier, qui sage N'obscurcit son renom par un obscur ouvrage.

« Pour la mesme raison il ne faut pas mettre le substantif et l'ad-

LA CESURE. loi

jectif de suite, encore (juc l'un des deux finisse le premier hémistique et que l'autre commence le second comme seroitcc vers

Ce Dieu dont le courroux bruslant est si terrible,

« ou

Ce Dieu dont le bruslant courroux est si terrible *. »

C'est à peu de choses près la môme doctrine que nous retrouvons dans Quichcrat, représentant des théories classiques, ou plutôt pseudo-classiques -. Cette règle, si étroite qu'elle soit, a le mérite d'être claire et nette. Les explications modernes plus larges, plus libérales, ont l'inconvénient d'être obscures et confuses. La théorie parnassienne, issue du romantisme, est un peu vague ^ La loi scientifique de Becq de Fouquières, tout en essayant d'introduire dans ces questions ondoyantes la précision de l'algèbre, est bien contestable : ses éléments rythmiques sont discutables, et surtout fort nuageux.

En réalité l'alexandrin n'est pas assez déterminé par la rime. Quoique, suivant une idée ingénieuse de Becq de Fouquières, il corresponde à peu près exactement- à l'intervalle qui sépare l'aspiration et l'expiration, dans le jeu normal des poumons, cette unité, purement mécanique, ou physiologique, serait insuffisante, parce que le vers n'est pas un phénomène mécanique, mais acoustique, parce que l'oreille, avant tout, est intéressée dans le jeu du vers '. Or l'oreille

Page 1