Cf. Lcxi(|ue. XI, xxvm, note. — Cf. Thurot, II
parce que, au moment où il écrit, les deux formes sont admises. Plus tard, l'une d'elles étant tombée en désuétude et n'étant plus qu'une licence, il la supprime. Jusqu'en 1656, il met : Si l'amour vit d"espoir, il meurt avecque lui. A partir de ce moment, il corrige ce qui est devenu une faute :
Si l'amour vit d'espoir, il périt avec lui. (III, 111, 108.) 11 met :
Tout fléctiit devant toi le gcnouil en tout temps. (X, 524, 12.)
Ce n'est pas une inexcusable licence, pour éviter un hiatus. C'est simplement l'orthographe qu'il suit d'ordinaire au singulier : il écrit en effet :
Courbent le genouil devant toi '.
Enfin, pour la plupart des cas où il met une s là où nous n'en mettons plus, il le fait en vers parce que cela lui paraît la meilleure forme :
[iVII, 400, 472.) Quelques ardents qu'ils soient, se promettre autant qu'eux.
11 écrit de même :
Quelques puissants appas que possède Amarante -.
Pour le genre des mots, nous trouvons chez Corneille un certain nombre de cas curieux qu'il serait puéril de prendre pour des licences poétiques, et qui dénotent simplement l'état où se trouvait alors cette question très controversée :
Et l'énigme du Sphynx fut moins obscur pour moi. (VI, 179, 1059.)
Mon épitaphe est fait ^.
Endure un tel insulte ^.
Et ta miséricorde excédant tous limites. (VU, 314, 1443.)
Un œuvre de salut. (VIII, 629, 1039.)
Cet offre. (VI, 61, 963.)
On voit du reste varier sa pratique avec les variations de l'usage. Lorsqu'un mot a les deux genres, il les lui attribue, suivant les commodités de son vers :
Ce n'est qu'une idole mouvante. (II, 242, 347.)
Que d'idoles pompeux, que d'ombres au lieu d'hommes •'.