Revue La Pologne, 15 janvier
Richesses naturelles.
En matière de production minière, la houille et le pétrole constituent la richesse principale du sol polonais. Les gisements de houille du bassin de Silésie s'étendent sur une superficie d'environ 6.000 kilomètres carrés.
En comparaison avec les autres états européens, la Pologne détient la 4° place au point de vue de la production du charbon, elle n’est dépassée que par l'Angleterre, la France et l'Allemagne.
Le 2° rang au point de vue de son importance pour la vie économique du pays revient au pétrole, qui apparaît en abondance aux pieds des Carpathes, mais le centre principal de la production pétrolifère est Boryslaw, situé au milieu même de la zone de
Naphte.
Industries techniques.
L'industrie agricole qui est la branche d'industrie la plus intimement liée à la production naturelle du pays trouve son expression principale dans l’industrie sucrière. Florissante avant la guerre, cette industrie fut très gravement atteinte durant les hostilités, elle devait d’ailleurs se relever assez rapidement. La production totale de toutes les sucreries
se trouvant sur le territoire de la Pologne actuelle a
été en 1913 de 6.500 quintaux ; en 1920, de 1.700 quintaux, en 1922 de 3.000 quintaux, et en 1924 de 5.000 quintaux. |
L'industrie du bois trouve en Pologne les bases les plus favorables à un développement sérieux.Toutefois, son activité se borne la plupart du temps au travail du bois par des scieries. Les fabriques de parquets, de meubles, de matériaux de menuiserie sont plus nombreuses dans l’Ouest et le Centre, et la distillation du bois plus fréquente dans l'Est.
L'industrie métallurgique et la construction des machines avaient acquis après la guerre un développement considérable dans les palatinats de l’Ouest et du Centre, mais au cours des dernières années, les palatinats du Sud ont également manifesté une activité croissante dans ce domaine.
Enfin, pour terminer et abréger cette nomenclature, nous reproduirons les statistiques officielles donnant la répartition des ouvriers par branches d'industrie, sans tenir compte d’ailleurs du person-
nel d'administration.
Filatures et maisons de tissage........... 150-000 Sucreries et raffineries de sucre.......... 36.000 Fabriques et produits de tabac.......... 12.000 Papeteries et fabriques de cellulose... ..... 7.000 Distilleriestes BR RS SR RER 7.000 Fabriques de:cimente #12 scene. 6.000 Tanneriés SRE Dee Me re 5.000 Fabriques d’allumettes ...........,..... 4.900
Fours à chaux. men rue 4.000
AE à Ni 4 Y
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Commerce.
Malgré ces richesses naturelles, son agriculture, son industrie, la Pologne n’occupe qu’une place relativement modeste dans le mouvement commercial et industriel international.
La participation de la Pologne au commerce général constituait en 1925 à peine 1,75 du mouvement des états européens.
En 1926, par suite de la crise traversée dans la première moitié de l’année et dont nous aurons à parler, cette participation ne fut même que de 1,5 %,.
Les importations en Pologne, année 1925, constituaient 1,7 % du total des importations des pays européens ; en 1926, elles tombaient à 1,1%. Quant aux exportations, elles constituaient 1,8 % du total des exportations européennes en 1925, et en 1926: 2%.
La valeur de l’importation se répartit comme suit par rang d'importance : Allemagne, Etats-Unis, Autriche, Grande-Bretagne, Italie, France, Roumanie, Suisse.
Celle de l'exportation se répartit également de la manière suivante : Allemagne, Grande-Bretagne, Autriche, Roumanie, France, Etats-Unis et Italie.
De l'exposé qui précède, il apparaît que les richesses naturelles de la Pologne constituent pour
elle un facteur de relèvement de premier ordre.
Ce relèvement sans être parfait encore se trouve en bonne voie, il a passé par diverses phases périlleuses, notamment en 1923 et 1925. Nous allons l’étudier dans ces différentes étapes, tant au point de vue économique qu’au point de vue financier, examinant successivement la partie antérieure à 1926 et la période postérieure à cette date; nous arrêtant de préférence, et plus longtemps sur cette dernière (1).